01 mai 2009
VAN GOGH A AUVERS - 14. Jo

Johanna Van Gogh-Bonger
Suite...
Dimanche 8 juin 1890.
La famille Gachet nous attendait dans le jardin. Le temps estival avait incité madame Chevalier à dresser la table à l'ombre des tilleuls.
Je fis les présentations. Le docteur ne connaissait pas Jo. La gentillesse simple qui se dégageait de la jeune femme le séduisit instantanément. Paul et Marguerite vinrent nous saluer. Marguerite avait gardé la longue robe blanche qui la moulait à ravir. Elle la portait le jour où je l'avais peinte dans le jardin. Elle m'adressa un grand sourire dont je me réjouis secrètement. Les deux femmes se mirent aussitôt à bavarder comme des amies de longue date. Le docteur entraîna Théo vers la maison, impatient de montrer ses toiles, ses gravures et sa presse à un professionnel de l'art réputé à Paris.
La visite de Théo dans l'antre de Gachet ne dura guère car madame Chevalier rameuta rapidement les troupes en tapant vigoureusement dans ses mains : « A table mes amis !... A table ! ».
La cuisinière s'était surpassée. Son saumon sauce hollandaise qu'elle avait préparé exprès pour notre venue, était un régal. Suivaient, des dindonneaux artistiquement entourés d'une garniture de feuilles de cresson. Théo et Jo mangeaient avec un appétit que le voyage avait dû aiguiser.
Une conversation animée s'engagea. Le docteur appréciait visiblement la présence de Théo et Jo. Nos goûts picturaux étant similaires, la discussion s'orienta rapidement vers la littérature. Je savais que Gachet, tout comme moi, était passionné par les auteurs modernes français.
Les carafons de vins descendaient rapidement. Théo, qui buvait peu habituellement, semblait apprécier la cave du docteur. Il regardait Jo amoureusement. Je me félicitais de ne plus être dépendant de l'alcool depuis une bonne année. Je me contentais habituellement d'un verre ou deux en mangeant à l'auberge.
Les esprits s'échauffaient. Le docteur parlait fort. Paul et Marguerite se taisaient, intimidés par notre présence. Cette atmosphère joyeuse me rappelait les réunions familiales de mon enfance.
En cours de repas, j'avais repensé aux masques d'assassins que Gachet stockaient dans son atelier. Une idée drôle m'était venue.
J'adresse un clin d'œil énigmatique à Marguerite en quittant la table et je m'éloigne vers la maison dans le sillage de madame Chevalier qui ramenait quelques plats. Je lui demande de me couper deux longs morceaux de la cordelette qui lui servait à tuteurer les fleurs du jardin et lui empreinte son ciseau. Je bondis ensuite dans l'escalier et grimpe jusqu'à l'atelier de Gachet au dernier étage.
Les masques en plâtre semblaient, stoïques, attendre ma venue, toujours empilés sur la table. J'en prends un, le plus hideux, perce légèrement avec la pointe du ciseau les orbites des yeux en leur centre et entreprends de l'ajuster à mon visage avec les cordelettes bien serrées. Je redescends lentement l'escalier.
Madame Chevalier pousse un cri de surprise en me voyant pénétrer dans la cuisine. Je la prends par les épaules.
- Chut ! Ne vous inquiétez pas, c'est un jeu ! Pourriez vous me prêter un chapeau et une cape ?
Rassurée et amusée, elle monte prestement au premier étage et revient avec un large feutre devant appartenir au docteur et une ample cape noire dont Marguerite s'enveloppait à la saison froide.
Je vérifie longuement mon apparence dans la glace du couloir. Je relève le col de la cape sur le masque et enfonce fermement le feutre sur mon front. Seul le nez et les yeux dépassaient. Le regard approbateur de madame Chevalier me confirma la réussite de mon déguisement.
Blotti derrière un arbuste assez haut placé non loin des convives, je percevais vaguement les voix de Gachet et Théo. Je me redressai en silence en étendant les bras en croix sous la cape. Je devais ressembler à une grosse chauve-souris à visage humain.
L'effet produit sur l'assemblée dépassa mes espérances.
Je m'avançai et caressai méthodiquement avec mes ailes noires tous les visages qui se présentaient à ma portée. Cela tourna à la panique. Les femmes poussaient des cris de détresse à chaque frôlement de la cape. Paul, peu courageux, préféra s'échapper vers la falaise. Théo et Gachet, restés assis, cherchaient à comprendre.
Je respirais difficilement sous ce masque trop serré.
Epuisé, je pose une aile sur le dossier d'une chaise et tente de récupérer mon souffle. Hardiment, profitant de l'accalmie, le docteur s'approche. Il tire sur le col de la cape et reconnaît le plâtre que j'avais habilement dissimulé.
Son rire sonore explosa. Il souleva la cape pour faire constater la supercherie : « Ce n'était que Vincent mes amis ! ».
Ils se ruèrent tous sur moi. Le chapeau et la cape furent arrachés. Je m'efforçais de desserrer, non sans mal, les cordelettes qui retenaient le masque humidifié par ma transpiration. J'apparus, pleurant, reniflant, le visage écarlate.
L'explosion de joie fut à la hauteur de la frayeur ressentie. Je recevais des bourrades amicales : « Ce Vincent ! ». Je ne me souvenais plus m'être amusé autant depuis mes sorties nocturnes parisiennes d'autrefois avec Toulouse-Lautrec. L'image de l'être malade, proche de la folie, qui se roulait par terre terrorisé à Saint-Rémy il y a peu de mois, m'apparut un court instant. Elle se dilua rapidement. C'était très loin maintenant... Cela n'avait pas existé...
Jo prend une serviette de table et essuie mon visage dégoulinant. Je me laissais faire comme un gamin. Je lisais dans ses yeux bruns une crispation d'inquiétude. Ma poitrine montait et descendait précipitamment pour happer l'air : « Excuse-moi petite sœur de t'avoir fait peur, mais j'avais tellement envie... »
Elle me sourit : « Vincent, je suis si heureuse de te voir ainsi. »

Johanna Van Gogh-Bonger avec le bébé Vincent Willem
Les femmes remettaient de l'ordre sur la table et relevaient les chaises qui étaient tombées durant le moment de terreur que je venais d'inspirer. Madame Chevalier arrivait justement avec la cafetière fumante. « Le bébé dort dans la maison, dit-elle doucement à Jo en remplissant les tasses ». Mes bouffées de chaleur s'atténuaient. Ma respiration redevenait naturelle.
Je sors ma pipe, imité par le docteur. Il se tourne vers Jo :
- Johanna, comment faites vous pour supporter ces deux individus dont les conversations doivent porter essentiellement sur l'art et la peinture ? Les hommes ne pensent qu'à eux ! J'ai appris que vous aviez enseigné l'anglais ? Les hollandais sont plus réceptifs aux langues étrangères que les français. Je sais que Vincent parle au moins trois langues couramment : le français, l'anglais et l'allemand, en plus de sa langue nationale. C'est une vraie richesse...
Je regarde Jo. Ses cheveux taillés très court rendaient son visage encore plus poupin, presque enfantin. Ses traits n'avaient pas la finesse et l'apprêt des parisiennes que je croisais fardées et pomponnées dans les cabarets de la capitale, mais dégageaient une vraie beauté simple, naturelle. Sa voix était aussi douce que son regard :
- La maîtrise des langues étrangères est indispensable si nous voulons exister ailleurs que chez nous, docteur. Nous sommes un tout petit pays et le hollandais est peu utilisé. Vous, français, possédez une langue universellement parlée en Europe et dans le monde. Et vos écrivains savent s'en serv
ir.
Son expression rêveuse s'accentue, puis elle élève la voix :
- Détrompez-vous docteur, les conversations sur la peinture me passionnent ! En matière d'art, la Hollande possède, comme la France, un riche passé artistique. Les peintres du siècle d'or, Rembrandt, De Hooch, Hals, Vermeer, et bien d'autres, sont notre fierté. Savez-vous que c'est un français, Thoré Bürger, qui redécouvrit, au début de ce siècle, celui que, pour ma part, je considère comme un de nos plus grand peintre : Vermeer. Il le qualifiait de « maître de la lumière ». Ses femmes méditatives éclairées par une fenêtre entrouverte... Des joyaux...
Son visage s'illuminait.
J. Vermeer – La femme à l’aiguière, 1665, Metropolitan Museum of Art, New York
Gachet n'en revenait pas de voir Jo parler peinture avec cette aisance mêlée de passion
- Je vais vous surprendre docteur, dit-elle, enjouée ! Dans les « modernes », mon peintre préféré est... Vincent. Ce n'est pas parce qu'il est mon beau-frère, mais je trouve sa peinture si parlante. C'est celle que je comprends le mieux : franche, directe, expressive. Il peint ce qu'il voit, sans fard, avec un cœur énorme. Je l'admire beaucoup.
Je n'osais plus remuer sur mon siège tellement ses paroles me pénétraient. Je les aspirais délicieusement. Heureux Théo...il avait trouvé la perle rare, la femme sensible, intelligente, cultivée, avec laquelle on aimerait rester toute une vie.
Jo profitait de l'attention soutenue de son auditoire.
- Docteur, je sais que vous appréciez la peinture de Vincent et je m'en réjouis. Il nous a écrit qu'il avait peint récemment un portrait de vous dont il nous a envoyé une esquisse. Nous irons le voir à l'auberge dans la soirée avant de reprendre le train... A Paris, nous manquons de place pour stocker les toiles qu'il nous envoie régulièrement. Elles sont toutes étonnantes de fraîcheur. Parfois, lorsque je ne dors pas, je me lève pour regarder sa Nuit étoilée sur le Rhône peinte dans le midi. Les lumières or rougeâtre de la ville se reflètent dans l'eau sombre et les étoiles percent l'obscurité comme ces gros phares scintillants qui appellent les bateaux en détresse.
Vincent Van Gogh – La nuit étoilée, 1888, Musée d’Orsay, Paris
Elle me regarde, souriante.
- Au récent Salon des Indépendants, Monet a dit que les tableaux de Vincent étaient les meilleurs et, lors de l'exposition des Vingt à Bruxelles, en janvier, Toulouse-Lautrec a bien failli se battre en duel avec un peintre qui critiquait ses Tournesols. Une toile d'Arles, La vigne rouge, s'est d'ailleurs vendue à l'occasion de cette exposition et le journaliste Albert Aurier a fait un papier élogieux dans le Mercure de France... Vincent est un grand peintre et cela se saura bientôt !

V. Van Gogh – Vase avec 15 tournesols, 1888, National Gallery, London
Elle cesse de parler. Si j'avais pu m'enfoncer dans la terre et disparaître, je l'aurais fait instantanément. Je me lève et court l'embrasser fougueusement sur ses joues rondelettes. Son émotion était perceptible.
Théo pointa ses yeux transparents sur sa femme. Sa joie était encore plus forte que la mienne. Je savais qu'il n'aurait pu épouser une femme qui ne m'aurait pas aimé.
Le docteur avait écouté avec beaucoup d'intérêt les phrases de ma petite belle-sœur. Le lien qui nous unissait tous les trois le surprenait visiblement.
- Quelle belle déclaration d'amour, Johanna ! Je ne peux que vous approuver. Vincent possède un vrai talent qui m'a conquis dès que j'ai vu une de ses toiles. J'ai fréquenté beaucoup de peintres dans ma vie. Les meilleurs ! Mais je perçois chez Vincent la peinture du futur. Quand nous serons tous morts depuis longtemps, je pense que ses toiles resteront des phares pour la peinture moderne.
C'en était trop. Le pensait-il vraiment ? J'aurais voulu que le temps arrête sa course.
Je tire voluptueusement une longue bouffée de ma pipe.
- Et ton exposition Raffaëlli, cela se passe bien, lançai-je à Théo pour dévier la conversation ? Ton chiffre d'affaires va grimper en flèche ce mois-ci. J'espère que tes employeurs sauront en tenir compte.
- L'exposition est un succès ! Nous allons la prolonger de quelques jours... Mes employeurs ? Ils ne semblent guère se préoccuper des efforts que je consens. Depuis le temps que je réclame une amélioration de mon salaire. Pourtant, j'en aurais bien besoin en ce moment...
Théo prononça les derniers mots avec une grimace fatiguée qui traduisait sa pensée. Jo lui lança un regard inquiet.
Nous étions à table depuis longtemps. Je me souvenais que je voulais passer à l'auberge avant de ramener Jo et Théo à la gare pour le train de 5 heures 58. Je fis un signe discret à Théo. Il fallait faire vite car l'heure tournait. Jo alla chercher le bébé encore endormi. Nous remerciâmes madame Chevalier pour son excellente cuisine. Marguerite, Paul et le docteur nous raccompagnèrent jusqu'à la grille.
Théo, Jo et le bébé montèrent dans la carriole. J'attrapai les rennes du cheval qui s'élança vigoureusement à ma première sollicitation.
A suivre...
Projet Mise en oeuvre du projet 1. Le retour de Provence 2. L'auberge Ravoux 3. Un étrange docteur 4. L'installation dans le village 5. Martinez 6. Les marronniers 7. La famille Gachet 8. L'homme à la pipe 9. Le portrait du docteur Gachet 10. L'église d'Auvers 11. Ils viennent... 12. L'art de l'avenir 13. La halte de Chaponval 14. Jo
10:50 Publié dans VAN GOGH A AUVERS , roman (21) | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : peinture, écriture, van gogh, auvers-sur-oise, gachet


Commentaires
En voyant "La nuit étoilée" de Van Gogh qui est maintenant au musée d'Orsay je me dis que l'on a du mal a imaginer ces tableaux qui valent aujourd'hui un prix fou à l'époque dans un appartement de simples particuliers.
Ecrit par : Louvre-passion | 01 mai 2009
Répondre à ce commentaireDécidément, le jaune d'oeuf est à l'honneur aujourd'hui ! Pâques est révolu, pourtant ...
Chez Louvre-passion, une judicieuse invitation à voir l'exposition, au Musée Jacquemart-André, à Paris, consacrée aux Primitifs italiens et à la peinture " a tempera"; et toi, tu nous mets l'eau à la bouche avec ta sauce hollandaise (à base également de jaune d'oeuf) !!!
Clin d'oeil que ce hasard ....
Petite question : ce saumon ainsi préparé, détail historique réel, ou invention de ta part pour saluer à ta manière le peintre néerlandais qu'était Van Gogh ?
Dédoublement de personnalité flagrant dans ce billet : il apparaît que très souvent Van Gogh et toi ne faites qu'un : TU es Vincent (et je pense me souvenir que je te l'ai déjà précédemment écrit).
En revanche, ici, tu es Jo, la belle-soeur qui dévoile son amour, artistiquement parlant, - ton amour en fait -, pour Vermeer ...
Ecrit par : Richard LEJEUNE | 01 mai 2009
Répondre à ce commentaireLa Nuit Etoilée... s'il y a un tableau de van Gogh qui me touche plus particulièrement, je crois que c'est celui-là... Les étoiles qui illuminent l'obscurité me donnent l'effet de havres de paix pour esprit tourmenté.
Merci pour cette plongée dans la vie du peintre, si vivante!!!
Bon week-end.
Ecrit par : sandy | 01 mai 2009
Répondre à ce commentaireMerci pour ce bouquet de bonheur, tous les muguets de ce 1er Mai n'égalisent pas la lecture de ce post offert!! J'étais comme une petite souris cachée qui se régalait des conversations croisées qui se passent lors du repas de ce Dimanche à Auvers!! Vincent s'est bien amusé à faire peur, Jo a démontré qu'elle n'était pas seulement la femme de Théo mais une femme affirmant ses goûts et Wermeer était cité (normal)!!
Je suis heureuse, Vincent est heureux!!Alain, tu as réussi avec ton talent d'écriture et ton amour pour Vincent à nous faire vivre un merveilleux instant!!BISOUS FAN
Ecrit par : FAN | 02 mai 2009
Répondre à ce commentaireRéponse à Louvre-passion :
C’est bien le problème des œuvres d’art dont les niveaux de prix n’ont plus de sens sur un plan économique et qui sont réservées aux musées ou aux personnes très fortunées.
A l’époque, de toute façon, peu de monde comprenait la peinture de Vincent. Sa « Vigne rouge » a quand même été achetée par un particulier. La seule…
Ecrit par : Alain | 02 mai 2009
Répondre à ce commentaireRéponse à Richard :
Franchement, je ne suis pas vraiment un gastronome et connaît peu de chose à la cuisine. Ce saumon sauce hollandaise n’est vraiment pas historique et il n’est là que pour saluer la nationalité du peintre.
Je me garde bien d’être Jo. Je pense qu’elle devait aimer Vermeer comme tous les grands peintres hollandais de son pays et cela pourrait effectivement être comparé à mon amour personnel pour Vermeer.
Par contre, la réalité de son admiration pour la peinture de son beau-frère est exacte. C’est d’ailleurs grâce à elle que la peinture de Vincent va être connue dans le monde entier.
Ecrit par : Alain | 02 mai 2009
Répondre à ce commentaireRéponse à Sandy :
Si tu aimes les tableaux de nuit de Van Gogh, il faut aller voir l’expo qui a lieu en ce moment jusqu’au 7 juin au Van Gogh Museum à Amsterdam : « Van Gogh et les couleurs de la nuit ».
Une autre superbe « Nuit étoilée » fait la une du catalogue de l’expo (voir le site du musée).
Ecrit par : Alain | 02 mai 2009
Répondre à ce commentaireRéponse à Fan :
Si tu es heureuse, Fan, que Vincent soit heureux, j’en suis également heureux pour toi.
Vincent s’est bien amusé dans cet épisode. Il avait besoin de décompresser. Cette histoire de déguisement est le fruit de mon imagination mais elle aurait pu être véridique car les masques en plâtre d’assassins du docteur existaient bien. Et puis cette journée du 8 juin 1890 a été une très belle journée pour les deux familles. En dehors de cette farce, tout le reste est véridique.
Ecrit par : Alain | 02 mai 2009
Répondre à ce commentaireJe viens de voir que Elisabeth (que nous avions rencontré au Louvre) publie aujourd'hui un article consacré à la rétrospective Van Gogh du Kunstmuseum de Bâle, pour info l'adresse de son blog est :
http://elisabeth.blog.lemonde.fr/
Ecrit par : Louvre-passion | 03 mai 2009
Répondre à ce commentairebonsoir
Je n'avais jamais vu le visage de la femme de Théo.
Merci !
Cest bien de l'avoir imaginée si passionée !
Sans doute l'était-elle dans la réalité
Ils cotoyaient tous l'un des plus grands peintres
et ils en avaient conscience, quelle chance !
Je me demande si il existe des écrits qui relatent ce que pensait
Vincent de la peinture de Vermeer ?
a+
jacky
Ecrit par : jackygodin | 03 mai 2009
Répondre à ce commentaireMerci Louvre-passion. J’ai vu l’article. Cela doit être une belle expo. Décidemment c’est l’année Van Gogh avec l'expo en cours à Amsterdam.
Ecrit par : Alain | 04 mai 2009
Répondre à ce commentaireBonjour Jacky
Johanna était passionnée par la peinture de son beau-frère. Elle l’admirait vraiment et ne cessera pas de le faire connaître.
Vincent parle plusieurs fois de Vermeer dans sa correspondance. A Emile Bernard : « Connais-tu un peintre nommé Vermeer qui a peint une dame hollandaise très belle, enceinte. La palette de cet étrange peintre est bleu, jaune citron, gris perle, noir, blanc. »
Il devait penser à « La femme en bleu lisant une lettre » ou « La femme à la balance » qui paraissent toutes les deux enceintes sur ces superbes toiles.
Ecrit par : Alain | 04 mai 2009
Répondre à ce commentaireBONSOIR ALAIN
Merci de ta reponse sur Vermeer
J'avais envie de te remercier de ce que tu écris
j'ai fait un texte qui devrait t'inspirer
Le premier sur mon site
merci de venir le voir
Modigliani et son predecesseur
http://poemesalacarte.unblog.fr/
A bientôt
jacky
Ecrit par : JACKY GODIN | 04 mai 2009
Répondre à ce commentaireMerci Alain pour avoir répondu à ma question!!Oui, en fait c'était une question "post" Maintenant je sais où est cette merveille de Van gogh!! Dommage qu'elle ne soit pas en France!!! BISOUS FAN
Ecrit par : FAN | 06 mai 2009
Répondre à ce commentaireLa seule toile vendue par Van Gogh « La vigne rouge » a été peinte à Arles en novembre 1888. Elle a été achetée pour 400 francs par Anna Boch, peintre, sœur d’Eugène Boch un ami de Vincent qui fera son portrait que je montrerai bientôt.
Plus tard, le tableau sera acquis par un collectionneur russe et finira, après la révolution russe, au Musée des Beaux-Arts Pouchkine à Moscou où il demeure aujourd’hui.
Bonne journée Fan
Ecrit par : Alain | 06 mai 2009
Répondre à ce commentaireBonsoir Alain,
Un grand très grand bravo et autant de MERCIS. Un plaisir, pour moi de lire et relire sur MON peintre.
Je savoure chaque détail de vos histoires. Un article dans le journal d'hier remet en question l'automutilation de Van Gogh. Gauguin serait à l'origine de cet acte et Van Gogh par amitié et admiration n'aurait rien dit, maintenant la thèse de l'automutilation ! bizarre mais probable ?
Encore mille bravos.
Marie Claude
Ecrit par : Marie Claude | 07 mai 2009
Répondre à ce commentaireBonjour Marie Claude
Quel plaisir d’avoir un commentaire qui ressemble à un rayon de soleil perçant notre ciel plombé !
Mon histoire sur Van Gogh est longue. J’en savoure les péripéties et je montre les toiles un peu comme si c’était les miennes. Un régal...
Etrange cette histoire de l’automutilation de Van Gogh ! D’après mes lectures, c’est peu clair effectivement. En fait, Vincent n’en parle pas dans ses courriers. C’est dans un récit de Gauguin, bien plus tard en 1903, que celui-ci racontera à sa manière ce qui s’est passé au cours de cette fameuse nuit du 24 décembre 1888. Les historiens ont des doutes sur certains détails et pensent que Gauguin aurait arrangé les faits.
De toute façon, les deux hommes ne s’entendaient plus et l’orage grondait. Qui de ces deux forts caractères est le responsable de cette nuit tragique ? Personnellement, je pencherais pour Gauguin car Vincent avait beaucoup d’admiration pour ce peintre et lui gardera dans des courriers très amicaux qu’il lui adressera par la suite. Mais les faits historiques...
J’espère que votre peinture est en pleine évolution.
A bientôt.
Ecrit par : Alain | 08 mai 2009
Répondre à ce commentairebonsoir Alain
cet aprés-midi, mafemme et moi, nous sommes allés voir notre ami Vincent
à la Géode au parc de la Villette.
Epoustouflant de Beauté !
un rdv à ne pas manquer !
à bientôt
jacky
Ecrit par : jackygodin | 08 mai 2009
Répondre à ce commentaireJe ne connaissais pas ce film présenté à la Géode. Cela doit être superbe sur grand écran.
Un film parlant et montrant le travail de l’artiste n’existait pas vraiment. Cela ressemble un peu à ce que, modestement, je cherche à faire dans le blog par l’image et l’écrit.
Bonne journée
Ecrit par : Alain | 09 mai 2009
Répondre à ce commentaireComplément de réponse à Marie Claude :
Vous semblez intéressée par cette histoire d’automutilation de l’oreille de Van Gogh à Arles. Je vous conseille d’allez sur le site de la dilettante : http://elisabeth.blog.lemonde.fr/ qui présente l’expo sur Van Gogh qui a lieu à Bâle en ce moment. Elle parle de ce nouveau débat sur l’automutilation du peintre.
Dans les commentaires, un expert qui connaît bien l’artiste remet en cause la véracité de certains tableaux ainsi que le fait que Gauguin serait à l’origine de cette mutilation. J’ai participé modestement au débat en faisant des recherches dans la correspondance de Vincent. J’en conclu que, finalement, la version d’origine de la mutilation par Vincent de son oreille serait bien la bonne.
Une conférence doit avoir lieu en juin à Bâle à ce sujet par les universitaires allemands qui ont lancé cette controverse.
Ecrit par : Alain | 11 mai 2009
Répondre à ce commentairequel bonheur de retrouver ton blog!!!! oui, j'ai entendu aussi la polémique au sujet de l'oreille coupée. je m'en tiens pour l'instant à la première explication...Vincent était un artiste fragile ...
Connais-tu la Vie de Van Gogh par Henri Perruchot?
Bon mardi
Ecrit par : edith de Bretagne | 12 mai 2009
Répondre à ce commentaireBonjour Edith
Si tu as vu mes commentaires dans le blog indiqué, j’en conclu que Vincent se serait tranché le lobe de l’oreille lui-même à la suite d’une dispute où les deux hommes devaient être ivres.
La version que Gauguin aurait coupé cette oreille avec un sabre et serait parti le lendemain ne me paraît pas vraisemblable. Mais les faits historiques sont souvent pleins d’erreurs et contradictions…
Je ne connais pas la vie de Van Gogh de Henri Perruchot mai j’en ai lu pas mal d’autres. Il y en a tellement.
Bonne après-midi.
Ecrit par : Alain | 12 mai 2009
Répondre à ce commentaireBonsoir Alain,
Merci pour toutes ces informations, c'est un honneur pour moi que de "connaître" une personne qui participe à de tels débats en apportant ses connaissances.
En ce qui concerne ma peinture, je n'ai pas le courage et la volonté de notre Vincent. Je ne progresse pas beaucoup, je manque de pratique, le temps manque : famille, soucis divers et maintenant..... jardinage ! mais bon, je persévère car c'est un plaisir immense et il y a tant de belles choses à reproduire.
A bientôt.
Marie Claude
Ecrit par : Marie Claude | 13 mai 2009
Répondre à ce commentaireMes connaissances sont minces Marie Claude. Je laisse les spécialistes se déchirer entre eux sur cette histoire d’oreille. Mais les courriers de Vincent sont parlant pour moi. Alors…
Bravo pour le jardinage ! C’est la bonne période.
Pour la peinture, quelqu’un a dit pour autre chose que l’essentiel était de participer. On peut tenter de s’inspirer des grands peintres. Sans faire des faux comme pour Van Gogh…
Bonne journée
Ecrit par : Alain | 14 mai 2009
Je vie avec passion ce récit très coloré de la vie de Van Gogh. D'un tel peintre il ne pouvait pas en être autrement.
Votre récit est toujours aussi passionnant, merci pour tout.
Amitiés
Ecrit par : colette | 26 mai 2009
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