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02 juin 2010

Un bar aux Folies-Bergère - MANET Edouard, 1882

 

Juste une illusion

 

 

      - Excusez-moi jeune homme ! Cette fichue douleur au pied m'oblige à rester assis !

      Edouard Manet m'avait reconnu. Il me serra une main salie de peinture. Des raies de couleurs égayaient sa barbe blonde.

      Le maître respecté de tous les jeunes artistes, le porte-étendard des peintres avant-gardistes, se trouvait devant moi. Lors de nos réunions dans les cafés parisiens, il exerçait une grande influence dans les discussions.

      Un artiste inclassable ! Solitaire, Manet refusait étonnement d'exposer avec ses confrères peintres qu'il soutenait. Il s'obstinait à se présenter uniquement au Salon où la plupart de ses toiles étaient refusées. « Je triompherai au Salon officiel, répétait-il ! ». L'homme aimait choquer. Situées à mi-chemin entre classique et moderne, ses oeuvres déclenchaient des esclandres incroyables. Il y avait maintenant une vingtaine d'années, ses toiles Olympia et Le déjeuner sur l'herbe avaient provoqué un énorme scandale. Le public et les critiques hésitaient entre le rire et les termes injurieux : « Trop réaliste ! Laid ! Trivial ! ».

      - Mettez-vous là, dit-il en me montrant une chaise.

      Il se remit au travail. Assis derrière lui, je l'observai respectueusement. Sa main était sûre, le geste précis. 

      Il terminait sa dernière grande toile Un bar aux Folies-Bergère. Il fignolait les natures mortes posées sur le comptoir en marbre : bouteilles de champagne, mandarines éclatantes présentées dans une coupe en verre. Je remarquai un délicieux bouquet de roses pâles se détachant sur le casaquin sombre de la serveuse.

     

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Edouard Manet – Un bar aux Folies-Bergère, 1882, Courtauld Institute Galleries, Londres 
 

     

      Curieuse toile, pensai-je ? Au centre, une serveuse pulpeuse se tenait debout, les mains appuyées sur son comptoir. Derrière elle, une grande glace occupait toute la largeur du tableau. Le miroir renvoyait le décor de la scène : la jeune femme, de dos, en train de parler avec un homme moustachu, coiffé d'un haut-de-forme ; la salle de spectacle du café-concert éclairée par des lustres et des globes électriques.

      - C'est Suzon, dit Manet en posant son pinceau ! Elle tient le bar des Folies. Vous savez que j'aime les femmes, peinture,manet,folies-bergère
mon ami ! J'ai dû user d'une grande persuasion pour la convaincre de poser dans mon atelier. Campagnarde récemment débarquée à Paris, son teint de rose, sa coiffure taillée à la chien, sa taille fine et sa poitrine généreuse, m'avaient séduit. Une belle fille, d'une fraîcheur... Je lui avais demandé de garder son uniforme de la maison : un long corsage de velours noir sur une jupe grise. Ses grands yeux bruns et son aspect mélancolique m'attiraient. Il était hors de question que j'en fasse une aguicheuse ! La plupart des serveuses de l'établissement, peu farouches, monnayent leurs charmes auprès des clients. Il faut bien gagner sa vie...
      

      Il se servit un verre d'eau.

      - Le beau profil sensuel, un peu boudeur, de ce jeune modèle m'a tellement plu que je lui aie demandé de revenir poser pour un portrait sans son uniforme, coiffée d'un large chapeau.

      - Jolie jeune femme, m'étais-je exclamé, intimidé !

     L'artiste pointa du doigt sur la toile deux petits personnages assis dans les loges de la salle de spectacle qui se reflétaient dans le miroir.

      - Remarquez ! J'ai introduit deux grandes amies à moi dans les premiers rangs de la salle de spectacle : la séduisante Méry Laurent en robe blanche accoudée sur le balcon et, juste derrière elle, l'actrice Jeanne de Marsy en beige. Elles sont mes modèles préférés. J'apprécie leur compagnie et ne cesse de les peindre.

Manet - Sur le banc Jeanne de Marsy -SC.JPEG

Edouard Manet – Jeanne de Marsy  Sur le banc (pastel), 1879, collection particulière

manet - méry laurent 80 dijon.jpg

Edouard Manet – Méry Laurent au grand chapeau (pastel), 1882, Musée des Beaux-Arts, Dijon

      

      Manet se redressa fièrement sur son siège. Je retrouvais l'artiste sémillant, au sourire railleur, que je connaissais.

      - Savez-vous, jeune homme, que les plus belles mondaines ou demi-mondaines de Paris se succèdent dans mon atelier. toutes veulent leur portrait au pastel. Elles adorent le rendu velouté de cette matière. La charmante Méry, celle que je viens de vous montrer accoudée au balcon, m'a envoyé, en remerciement de son portrait, les fleurs que vous voyez nichées dans le corsage laiteux de la serveuse. Depuis ma maladie, elle ne cesse de me faire porter des fleurs et des friandises. Les femmes ont un cœur que nous ne possédons pas !

manet - irma brunner la viennoise 80 Louvre.jpg

Edouard Manet – La Viennoise Irma Brunner (pastel), 1880, Musée d'Orsay, Paris

     

      Je m'étais levé. Placé en léger recul face à la toile, celle-ci se montrait dans toute sa splendeur. Ces noirs... Mes amis impressionnistes n'avaient que dédain pour cette couleur sombre. Les noirs de Manet étaient dynamiques, joyeux, étincelants.      

      Calé sur sa chaise, le peintre examinait successivement mon regard, puis la toile, et encore mon regard... Il s'exclama :

      - Cela vous paraît gauche, n'est ce pas ?

      - Gauche ?

      - Oui... je veux dire... maladroit.

      Je ne répondis pas, surpris. Comment aurais-je pu pu trouver maladroite une toile de cet artiste que je vénérais ? Je l'examinai avec attention.

      Manet - bar aux folies bergère 82.jpgJe m'interrogeai... Peut-être... La scène dans le miroir, derrière Suzon ?... La perspective ne collait pas ?... En biais ? Le reflet dans le miroir du dos de la serveuse et de l'homme au chapeau devant elle, semblait décalé... Pourtant, le cadre de la glace était bien parallèle au comptoir de marbre... 

      Je sentais que Manet jubilait intérieurement en voyant ma mine soucieuse.manet - bar aux folies bergère détail.jpg

      Je cherchais... Suzon était placée de face, son reflet, de dos, aurait logiquement dû être masqué ? Bizarrement, elle se montrait penchée en avant parlant à ce client au regard concupiscent. Cet homme ne devrait pas être visible, pensai-je, puisqu'il n'est pas présent devant le bar où se tient la femme ?

      Je ne m'expliquais pas comment un peintre aussi réaliste que Manet pouvait faire de telles erreurs de perspective. Je n'osais pas émettre une critique.

      L'œil malin du maître me fixa, souriant.

      - Incompréhensible, n'est ce pas ? C'est voulu, mon ami, j'aime provoquer ! Vous comprenez mieux maintenant pourquoi je suis régulièrement bouté du Salon. Les officiels se gaussent devant mes toiles, ma singularité, mon originalité les désoriente. Ils ne vont pas être déçus, une nouvelle fois !

      Manet rangea ses pinceaux sur une table et alla, en boitant fort, s'étendre sur un canapé bas.

      J'aimais l'humour de l'artiste. Fatigué, malade, il faisait encore des plaisanteries de collégien dans sa peinture. Je repensais à son fameux Déjeuner sur l'herbe qui avait tant choqué, à l'époque, la bourgeoisie bien-pensante. Quel plaisir il avait dû prendre en peignant cette femme nue, d'une pâleur sensuelle, assise dans un sous-bois, coincée entre deux jeune gens habillés en étudiant de la bohème élégante.  

      - Servez-vous un verre, me lança-t-il !  

Manet - un bar aux folies-bergères82 détail.jpg      - Vous n'avez sans doute pas remarqué un autre détail dans le tableau, continua-t-il. Vous connaissez certainement les Folies-Bergère. Je me suis fait un dernier plaisir : j'ai réuni dans le miroir des éléments qu'il est impossible que la toile puisse montrer. Pensez-vous, mon garçon, que, de l'entrée de l'établissement où est placée la serveuse, il soit possible de voir le reflet de la salle de spectacle ainsi que les bottines de la trapéziste que l'on aperçoit tout en haut sur la gauche de la toile ?

      Cette fois, il éclata d'un rire d'enfant, heureux de sa supercherie.

      - C'est mon ami Zola, avec son roman Le ventre de Paris, qui m'a inspiré le thème du tableau. Il m'avait envoyé, dédicacé, ce livre qui parlait d'une belle charcutière du quartier des halles installée devant son comptoir de victuailles. La femme se reflétait dans des glaces que le héros du roman examinait. La description par l'écrivain de la jeune Lisa était si précise que mon imagination s'en était emparée. Ainsi ma Suzon a pris la place de la Lisa de Zola.

      Une douleur le fit grimacer. Il cessa de parler et se cala la tête entre deux gros coussins, songeant face au tableau.

      - Reprenez un verre, jeune homme ! Cela me laissera le temps de me reposer un instant.

      Un long silence s'installa.

      Manet paraissait rêver. Une nostalgie embuait ses yeux : il savait qu'il allait bientôt faire ses adieux définitifs à ces soirées nocturnes parisiennes qui avaient été une partie de sa vie. Il se revoyait, avant sa maladie, marchant sur les boulevards de la capitale en compagnie des plus belles femmes. Le soir, il adorait se montrer aux Folies, habillé en dandy, avec sa canne et un haut-de-forme en soie. Sa loge était toujours réservée au premier rang de la salle de spectacle d'où il pouvait contempler cette faune bruyante dont la fumée des cigares montait en forme de brume enrobant les lustres d'un nuage vaporeux. A la fin du spectacle, son grand plaisir en sortant de la salle était de flâner dans le « jardin palmeraie ». Il remontait ensuite l'escalier vers le promenoir circulaire où des groupes de cocottes poudrées, les lèvres enduites de rouge vermillon, attendaient.

      - Je dois partir, maître, dis-je interrompant sa rêverie.

      Manet voulu se lever pour me saluer. Un cri de souffrance étouffé le contraint à s'allonger de nouveau.

      Il me tendit une main molle. Il n'avait que cinquante ans, sa maladie l'avait vieilli. Je ne reconnaissais plus dans cet homme émacié, le Manet homme à la mode, gouailleur, moqueur, au sourire éternellement charmeur. Je savais que quelques propos aigres tenus par Zola dans un journal l'avaient marqué : « Sa main n'égale pas son œil. Si le côté technique égalait chez lui la justesse des perceptions, il serait le grand peintre de la seconde moitié du 19ème siècle. » De la part de son ami, les mots étaient très durs.

      - Venez voir ma toile terminée au Salon en avril prochain. Les officiels m'ont promis que j'y serai cette année. Ont-ils été influencés par ma Légion d'honneur récente ?

      Je lui adressai un signe de la main amical en sortant.

      Le peintre, mélancolique, continuait de contempler son œuvre : tout était reflet, apparence, illusion...

     

                                                                                                                   

 

   

Commentaires

L'attente fut longue ; je suis venu à plusieurs reprises et n'ai à chaque fois trouvé que le brin de muguet qui, pourtant, ne semblait point se flétrir ...
Il faudrait vraiment que tu instaures le système de l'abonnement qui permettrait à tes lecteurs d'être avertis de ton retour sur la toile.
Et quel retour !!!

J'en ai appris des choses, aujourd'hui...
A commencer par un terme de vocabulaire : casaquin que, par parenthèses, je ne trouve pas très représentatif de ce qu'il définit. Il m'évoquerait plutôt un militaire qu'une belle gorge féminine. Mais bon, je m'égare.

Certes, puisque n'étant jamais entré aux folies-Bergère, je n'avais pas relevé le détail de l'impossibilité de voir la salle de spectacle de cet endroit de l'établissement. En revanche, je n'avais jamais compris - ni véritablement cherché à comprendre - le décalage du reflet dans le miroir à propos de la silhouette de dos de Suzon et à propos de l'homme "devant elle". Et donc, tout en lisant le début de ton récit, j'avais noté dans un coin de ma mémoire qu'il me faudrait, dans mon commentaire, t'interroger sur la signification de ce total irréalisme pictural ...
Et puis, grand connaisseur, tu réponds à mon attente avant que je l'exprime.
Voilà encore une chose que j'ai apprise aujourd'hui.

Un dernier point, aussi, que j'ignorais totalement : c'est l' "origine" de cette toile et le rapport avec la Lisa du Ventre de Paris, de Zola. Jamais, au grand jamais, je n'ai fait la relation en le lisant jadis !

Merci, Alain, pour tous ces nouveaux horizons que tu m'ouvres ce matin : mon "samedimanche" a bien commencé : je suis moins ignorant qu'hier !

Écrit par : Richard LEJEUNE | 05 juin 2010

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C’est toujours un plaisir quand mes faibles connaissances t’apprennent quelque chose, Richard !
Je connaissais bien ce tableau et, moi non plus, je ne faisais guère attention à cette histoire de reflets. Cela prouve que l’on n’a jamais fini de découvrir une œuvre d’art.
Ce tableau de Manet est étrange et bien dans le caractère provoquant et plaisantin du séduisant peintre. Il raffolait surprendre dans nombre de ses toiles comme "Le déjeuner sur l’herbe" et "Olympia". Entre parenthèse, j’ai pris beaucoup de plaisir à revoir, cette semaine à Orsay, ces deux toiles et bien d’autres. Ce peintre de grand talent, qui aimait les noirs de Vélasquez et Goya, était vénéré par les jeunes impressionnistes.
Le mot « casaquin » décrivant une veste courte, peu cintrée, portée par les dames au 19e ne doit plus être utilisé de nos jours. Il ne s’agit pas des fleurs ornant la gorge de la jeune femme dont je parle mais des roses dans un petit vase devant ce casaquin. Ces hommes…
Manet s’est effectivement inspiré de la Lisa de Zola pour cette Suzon. Son grand ami Zola, avec lequel il correspondait souvent, ne lui a pas fait de cadeaux dans la phrase que je cite. L’écrivain était apparemment coutumier du fait puisque il avait fait à peu près la même chose avec son ami d’enfance Cézanne dans « L’œuvre ».
Comme je l’ai dit, je vais me faire assez rare sur le blog cet été même si je travaille un peu sur une histoire parlant de Vermeer. Mais chut…
Désolé pour la newsletter, mais étant inscrit en offre gratuite sur Haut et Fort, bien suffisante pour moi, je ne bénéficie pas de cette fonctionnalité. Les pingres… Alors, il faut passer chez moi pour voir. Comme je ne publie pas souvent, l’effort est plus léger. Ou bien il faut, comme moi, avoir un compte Google qui me donne ce renseignement. D’autres fournissent peut-être aussi cette fonction de reader ?
Bon dimanche

Écrit par : Alain | 05 juin 2010

Enfin, j'ai cliqué sur ce site que j'aime tant, et me voilà transporté dans une nouvelle aventure!!Celle de Manet, cette fois! En lisant la manière dont Manet explique son tableau, je pensais au peintre du film "Amélie Poulain"! c'était bien car j'ai pu découvrir les bottines de la trapéziste et le reflet de l'homme dans la glace qui se trouve devant la belle serveuse! Tous ces petits détails qui racontent l'histoire du tableau! Merci Alain d'avoir usé vos yeux pour nous! Je me demande si les portraits des "belles dames " sont réalisés en pastel gras ou sec?? J'attends bien sur sagement la suite de l'histoire de Manet trop peu apprécié par rapport à Monet!! Manet aimait bousculer les "biens-pensant" et racontait un morceau de vie dans sa peinture, Monet, se laissait enivrer que par les fleurs!! BISOUS FAN

Écrit par : FAN | 05 juin 2010

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Il y a beaucoup de détails dans ce tableau, et pas toujours placés de façon réaliste. C’était Manet, il fallait qu’il se singularise.
Cet artiste a fait des pastels sublimes. Ce sont des pastels secs ou tendres, le pastel gras n’ayant été inventé qu’au début du 20e siècle. J’ai revu récemment quelques uns de ses pastels à Orsay avec ceux de Degas et ses « danseuses ». Un ravissement. Celui de « La viennoise Irma Brunner » que je montre dans le récit est d’une qualité rare.
Monet, comme tous les impressionnistes, appréciait beaucoup Manet. Monet était effectivement plutôt un paysagiste, plus amateur de reflets lumineux sur l’eau, les arbres et les fleurs, que dans le miroir d’un bar de cabaret parisien.
Je ferai un de ces jours une courte suite de l’histoire de Manet et de ses rapports avec sa belle-sœur, Berthe Morisot, qui, à mes yeux, est une femme peintre exceptionnelle que je place largement dans mon top 10 personnel. Elle excellait également dans les pastels que les peintres utilisaient beaucoup à cette époque.
Bon dimanche

Écrit par : Alain | 06 juin 2010

Ah enfin un nouveau récit que nous attendions tous avec impatience. Tu nous fais ainsi découvrir ce tableau par petite touches. Pour ma part je trouve que la fameuse Suzon a un aspect très moderne, sans le reflet de l'homme au haut de forme on se croirait plus en avant dans le temps, mais c'est juste une impression.

Écrit par : Louvre-passion | 05 juin 2010

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J’écris, comme les impressionnistes, par petites touches.
Suzon et sa coupe de cheveux taillée à la chien paraît effectivement plus moderne dans le bar que sur le pastel que Manet a fait d’elle. On la verrait bien en jean, corsage moulant et baskets. Il me semble l’avoir croisée sur un boulevard récemment…
Bon dimanche

Écrit par : Alain | 06 juin 2010

Bonsoir Alain

Enfin de retour ! merci !

Je ne connais pas bien Manet

ce n'est pas ma peinture préférée
mais c'est toujours passionnant d'apprendre

Par contre j'attends le sujet sur Vermeer
a+
Jacky

Écrit par : jacky | 05 juin 2010

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Manet est un très grand. Il a beaucoup contribué à sortir la peinture de son classicisme officiel.
Vermeer va attendre… Je ne peux me lancer dans un projet de cette envergure sans l’avoir tourné et retourné dans ma tête et sur le papier. Tu le sais, ce peintre ne souffre pas la médiocrité. Je ne suis pas encore certain d’être à la hauteur ?
Bon dimanche

Écrit par : Alain | 06 juin 2010

Bonjour Alain,
Merci pour toutes ces explications qui me permettent à nouveau de porter un regard un peu plus intelligent sur cette magnifique oeuvre de Manet.
Chez toi c'est à chaque fois des découvertes passionnantes.
Merci et bonne semaine

Écrit par : amaryllis | 06 juin 2010

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C’est fou ce que l’on peut apprendre en travaillant sur un peintre et ses tableaux. On les regarde souvent trop rapidement, au pas de course, dans un musée. Moi aussi je deviens plus intelligent.
Bonne semaine Amaryllis

Écrit par : Alain | 07 juin 2010

Voilà un joli plaisir en ce dimanche pluvieux chez nous ! merci de m'avoir permis de redécouvrir ce tableau. Je savais que Manet y avait introduit des détails un peu en clin d'œil ou mal positionnés mais je n'arrivais pas bien à saisir nettement où et pourquoi. Quelque chose me paraissait un peu bizarre. Merci de ces explications, quel plaisir. En mai je suis allée rendre visite à notre ami Manet à Orsay bien sûr. Toujours un immense plaisir et une émotion devant ces toiles. Merci pour ce dévouement envers vos lecteurs, mais ménager vos yeux, quant à Vermeer, vous ne pouvez qu'être à la hauteur, votre passion ne peut que donner de bonnes choses et de belles choses. Mais nous attendrons, vos yeux avant tout. A bientôt cher Alain. Amicalement
Marie Claude

Écrit par : Marie Claude | 06 juin 2010

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J’ai redécouvert également le tableau. Il faut passer du temps pour bien comprendre une toile. Malheureusement, vous le savez comme moi, la vie est trop courte et il y a tellement de belles œuvres à voir.
En allant à Orsay, je suis sûr Marie Claude, que vous n’avez pas manqué le superbe pastel de La Viennoise que je connais depuis longtemps. Tout le talent du peintre est contenu dans ce pastel : un visage pâle légèrement rosé sur les tempes se détachant sur un fond gris, des cheveux et un chapeau sur la tête d'un noir à la Manet (et pourtant je n’aime pas le noir !), et, pour réchauffer l’ensemble, le rouge de la robe, en plus vif sur les lèvres. Du grand art !
Décidemment, tout le monde m’incite à écrire sur Vermeer. J’ai déjà fait quelque chose, mais, je me connais, si je me lance… J’ai l’impression que mon ami Van Gogh m’a bouffé pas mal d’énergie. Je ne lui en veux pas... De toute façon, cela prendra du temps.
A bientôt Marie Claude

Écrit par : Alain | 07 juin 2010

Bonsoir Alain

Ce que je connais de Manet, c'est surtout "son déjeuner sur l'herbe"
qui fait figure d'aprés les spécialistes d'un des premiers tableaux impressionnistes.
Cela dit ! il ne me parle pas trés bien sans doute n'est-ce pas vraiment ma sensibilité !
Concernant le projet sur Vermeer, je suis absolument certain ( compte-tenu de ce que tu as fait sur Vincent ) que tu es effectivement à la hauteur.
Par contre, j'ai bien conscience de l'énorme travail que cela suppose.
C'est là un véritable Challenge !
Là, si tu le fais aussi bien que pour VVG, nous allons nous régaler
Mais j'ai bien compris aussi que ta décision n'était pas encore prise.
Donc ! j'espère !
a+
Jacky

Écrit par : Jacky | 06 juin 2010

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Le « Déjeuner sur l’herbe » fut totalement incompris et refusé au Salon de 1863, ce qui incita Napoléon III, lui-même, à demander l’ouverture du fameux « Salon des Refusés ». Ce n’est pas vraiment une toile « impressionniste » mais elle ouvre la voie. C’était très moderne pour l’époque, dans la lignée des réalistes Courbet et autres Delacroix. En tout les cas, la toile fit l’effet d’une bombe au Salon. Ils en rient encore.
Toi aussi tu me pousses sur Vermeer. Ce peintre ne laisse jamais indifférent. J’ai bien des idées. Cela ne ressemblerait en rien à un récit historique comme pour Van Gogh ou le film « La jeune fille à la perle ». Comme je le dis à Marie Claude, mon problème tient essentiellement à des capacités physiques faiblardes en ce moment. Et, contrairement à ce que l'on pense, l'écriture c'est très physique. Mais c’est effectivement un Challenge tentant. Retenez-moi…
A bientôt Jacky

Écrit par : Alain | 07 juin 2010

Cher Alain ,

Je vous redécouvre enfin avec joie... Mais il est tard..23h30, je reviendrai vous voir plus tard. Maintenant je vais me reposer.
Vous aussi reposez-vous, vous avez l'air fatiguée. A vos dire.

Amicalement Colette

Écrit par : colette | 09 juin 2010

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Hello Colette ! Oui, je traverse une période un peu difficile. Je pense que cela va s'arranger avec le soleil de l'été.
J’ai vu votre note sur la campagne aux Champs-Élysées. Cela avait un petit air sympathique de garden-party sur la plus belle avenue du monde.
A bientôt

Écrit par : Alain | 10 juin 2010

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