24 novembre 2011

L'OBSESSION VERMEER - 13. Gert

 

 

Suite…

 

Vendredi 17 mai - 8 heures.

 

      peinture,vermeerMon sommeil a été agité après l’intense journée de la veille au Mauritshuis. Un rêve me revenait sans cesse. Johannes me parlait. Je voyais, de dos, sa longue chevelure. Je ne percevais pas ce qu’il disait…

       La mine défaite, je descends avec Flo vers le restaurant qui ouvre ses portes dans quelques minutes. Pas de temps à perdre, nous avons un rendez-vous important avec la ville de Delft. Malheureusement il va falloir faire vite puisque nous devons prendre la route du retour pour la France en fin d’après-midi. J’attends beaucoup de cette trop courte dernière journée. Sûrement trop ? Je ne peux repartir sans comprendre…

 

 

 

 

 

      Flo semble remise de sa dure journée d’hier. Elle renifle l’effluve de café. Elle est incapable de commencer sérieusement une journée sans son bol de café frais. Pas celui de la veille, réchauffé. Non ! Uniquement le café qui vient d’être filtré longuement dans l’appareil glougloutant, secoué de hoquets avant de laisser échapper un joyeux sifflement. Je ne peux la déranger tant qu’elle n’a pas trempé ses lèvres dans le savoureux breuvage. Le rituel assouvi, elle déborde d’énergie toute la matinée.

      Mon plateau est déjà bien garni lorsque j’arrive devant la machine à café. Celle-ci est prise d’assaut. J’attends patiemment mon tour intercalé entre un grand blond aux larges épaules et une petite dame âgée aux fines lunettes en écaille. J’entame mon verre de jus d’orange.

      Le grand blond n’en finit pas devant la machine à café. Son profil me dit quelque chose ? Immédiatement, je repense au Mauritshuis. Il s’agit du personnage qui nous dévisageait hier devant les toiles de Vermeer… Que faisait-il ici ?

      Je me fais tout petit, ce qui n’est pas trop difficile derrière sa masse imposante, afin d’éviter qu’il ne me remarque. Il se voûte légèrement pour saisir sa tasse fumante et, de ce fait, se place à ma hauteur. Avant que je ne puisse m’écarter, ses yeux bleus croisent les miens. Sa bouche amorce une ébauche de sourire. Il me lance :

      - Hello ! Je vous ai vu hier chez Vermeer. J’étais sûr que vous étiez au même hôtel que moi !

      - Bonjour ! J’avais bien remarqué votre regard insistant. Je m’interrogeais avec inquiétude en me demandant si notre aspect physique présentait quelque anomalie.

      - Non ! Je vous croisais depuis plusieurs jours au breakfast. J’avais entendu que vous étiez français et j’étais surpris de vous retrouver au Mauritshuis. Je me présente : Gert Van der Groot. Je suis hollandais mais je parle français depuis longtemps et j’adore votre pays.

      Je posai mon plateau. Sa large main secoua durement la mienne.

      - Enchanté ! Moi, c’est Patrice ! Je prends une tasse de café et je me permets de vous inviter à notre table si rien ne vous retient ailleurs. Flo, ma femme, va être soulagée d’apprendre que notre apparence extérieure n’était pas la cause de vos regards indiscrets au musée.

      Un grand éclat de rire éclaira la face de mon nouvel ami. Il s’empresse de soulever son plateau débordant et me suit jusqu’à la table où je le présente à Flo, ravie de retrouver l’homme qui la dévisageait hier. A peine assis, elle l’apostrophe :

      - Vous parlez un français formidable, sans aucun accent !

      - J’essaye. Vous savez chez nous les trois-quarts des personnes sont bilingues et la moitié trilingues. Nous sommes bien obligés, notre langue nationale est peu parlée dans le monde. En ce qui me concerne, j’ai la chance de pouvoir utiliser le français dans ma vie professionnelle en me rendant fréquemment à Paris.

      Flo appréciait de rencontrer une nouvelle fois, après la charmante Claudia du « café brun » dans Amsterdam, un hollandais parlant parfaitement sa langue. Elle s’enhardit et lui demanda de quelle région de Hollande il venait.

      - Den Helder, une petite ville située tout en haut de la province de Noord-Holland, la région la plus septentrionale des Pays-Bas, en bordure de la mer du Nord. Notre côte d’azur à nous ! Des paysages de dunes venteuses, de nombreux moulins, polders et champs de fleurs. La vraie Hollande, quoi ! De Den Helder on aperçoit au loin l’île de Texel qui est la plus grande des îles Wadden, notre petit joyau national, réserve naturelle de plantes et d’oiseaux. Vous ne pouvez vous imaginer la beauté sauvage de ce lieu. L’air y est d’une pureté incroyable !

      Ce Gert me plaisait. Je lui demande :

      - Je suppose que vous êtes descendu à Amsterdam pour l’exposition Vermeer ?

      - Gagné ! J’ai profité de quelques jours de vacances pour venir en touriste. J’apprécie énormément cet artiste hollandais. A chaque fois que je vais à Paris, je ne manque jamais de me rendre au Louvre contempler les deux seuls tableaux que votre pays possède. La réunion au Mauritshuis d’un tel ensemble de peinture de l’artiste n’est pas prête de se représenter… Vous êtes des passionnés de Vermeer ?

      - Je suis un passionné de peinture en général et je peins un peu moi-même, lui répondis-je en trempant délicatement une brioche dorée à point dans mon café. Ma femme ne peut être qualifiée de passionnée, mais cela l’intéresse. Elle était si heureuse de m’accompagner et de découvrir la Hollande.

      Je pressentais que la conversation allait durer. Je reprends :

      - J'apprécie les peintres français du 19ème siècle et la riche période de la renaissance italienne. Vermeer c’est autre chose, articulai-je en avalant ma brioche… Vous n’allez sans doute pas me croire mais je ne le connaissais pratiquement pas il y a encore seulement six mois. Je l’ai découvert en visitant les peintres des Ecoles du Nord de l’Europe dans l’aile Richelieu du Louvre. Je suis tombé par hasard sur les deux petites toiles que vous connaissez. Ce jour-là, j’ai connu le plus grand choc de ma vie d’amateur d’art !

      Le regard bleu de Gert devint insistant.

      - Choc est même un mot faible, dis-je en baissant la voix, pour parler du trouble qui me força carrément à m’asseoir face à La dentellière et L’astronome. Je n’avais encore jamais ressenti cela. J’avais les tripes nouées… Les tripes, vous savez ce que c’est ?

      - Oh oui ! Les boyaux qui se mangent.

      - Voilà ! Mes boyaux s’étaient rigidifiés. Vous comprenez, vous, que l’on puisse se retrouver anéanti, hébété devant deux minuscules tableaux ?

      Gert émet une sorte de bruit de gorge joyeux. Il semblait particulièrement satisfait de ma mine perplexe.

      - La fameuse fascination… Non seulement je vous comprends, mais votre réaction est normale. Contrairement à Rembrandt que l’on admire pour sa technique en clairs-obscurs, la force de ses toiles, Vermeer, lui, il envoûte… Vous n’êtes pas le premier et il y en aura d’autres !

      - Ouf ! Vous me rassurez ! Depuis ma première rencontre au Louvre, j’ai passé beaucoup de temps à étudier Vermeer. Maintenant, je connais tout de lui. Enfin… tout ce qui est visible… Diable d’homme, une énigme ! J’ai examiné ses toiles une par une, presque à la loupe. Et bien, vous savez quoi ? Une sorte d’anxiété diffuse, inexplicable, ne me lâche pas. Et la vision hier de l’essentiel de son œuvre n’a pas arrangé les choses… Chez moi, j’avais même commencé une sorte d’enquête personnelle pour tenter de comprendre le pouvoir qu’exerce cet homme. J’essayais de décrypter son secret… son message… Il y a bien un message, n’est-ce pas ?

      Gert et moi ne mangions plus, crispés sur notre dialogue. Flo, elle-même, paraissait moins détendue.

      Notre invité hollandais réfléchissait. Le silence était pesant. Gert engloutit une large tranche de pain beurré et boit lentement, pensif, la moitié de sa tasse. Il attaque soudain, l’œil plus vif :

      - Le message… Dans vos recherches, vous avez constaté que l’on savait peu de chose sur la vie du peintre. Comme vous, je me suis beaucoup interrogé à son sujet car cette peinture hors du temps me fascine également. Finalement, je suis arrivé à une conclusion.

      Il termine lentement sa tasse de café.

      - Vermeer, et c’est bien pour cela qu’il se distingue des autres, a su introduire de la poésie dans des objets simples, sans éclats ou dans de banales scènes de la vie de tous les jours. Chez lui, les motifs les plus courants dégagent une beauté irréelle… quelque chose d’inexplicable... L’apparente sérénité de ses toiles est presque un défi au temps… En fait, lui seul possède la clef de son monde enchanté. Il ne faut pas se prendre la tête ! Le mieux est de se laisser guider par l’artiste. Il nous prend par la main et… si l’on est réceptif, sensible à sa vision, comme vous Patrice, le monde enchanté peut nous ouvrir ses portes… Voilà ! Le message, il est là !

      J’étais franchement impressionné. Gert m’avait sorti cela d’un trait, avec de légers temps morts entre les mots pour bien faire pénétrer son discours. Il s’était levé. Je voyais son imposante silhouette au fond de la salle se resservir une bonne rasade de breuvage brûlant. Flo était un peu paumée par notre conversation. Je décidais d’aller à mon tour reprendre du rab de café. En revenant, je vis que Gert parlait avec Flo qui lui apprenait que nous partions à Delft pour notre dernière journée en Hollande.

      J’étais soucieux. L’angoisse qui s’était un peu dissipée durant l’intense activité de la semaine, s’était à nouveau infiltrée en moi. Ma nuit difficile n’avait pas arrangé les choses.

      - Vous rentrez bientôt dans votre région de dunes et de polders, dis-je ?

      Gert avait retrouvé le calme apparent qu’il présentait avant que mes interrogations ne le perturbent.

      - J’ai encore tout le week-end. Pas de femme qui m’attend… Pas d’enfants… Libre comme l’air… Peut-être irai-je voir le musée Frans Hals à Haarlem que je vous conseille fortement. Ce peintre est l’un des talents les plus novateurs de la peinture hollandaise, au siècle béni de Rembrandt et Vermeer. Vous possédez au Louvre sa succulente Bohémienne. Vous qui êtes un connaisseur, Patrice, je suis persuadé que vous devez apprécier cet artiste !

      Une pensée furtive me traversait l’esprit. Oserais-je demander à Gert de nous accompagner à Delft ? Quel guide merveilleux il ferait ! L’on devait rentrer en France ce soir, cela nous permettrait d’aller directement à l’essentiel, sans les pertes de temps inhérentes à la découverte d’une ville inconnue.

      J’hésitais à interrompre l’échange passionné qu’il avait entamé avec une Flo bavarde sur les qualités comparées des cuisines hollandaises et françaises. En l’espace d’une heure une amitié spontanée s’était installée entre nous trois. Gert était captivé par la voix chaude de Flo décrivant avec force détails la recette de son soufflé au fromage.

      Elle reprenait péniblement son souffle après sa tirade culinaire. J’en profitai :     

      - Gert, Accepteriez-vous de nous accompagner à Delft aujourd’hui. Cela nous ferait un immense plaisir à moi et à Florence ! Nous repartons en France dans la soirée. Il ne me reste plus que cette journée pour tenter de déchiffrer ce lien mystérieux qui m’attache si profondément à Vermeer. Je dois casser cet envoûtement dont vous parliez il y a instant… l’exorciser… Pour cela je souhaite voir les lieux où il a vécu, peint, sentir les parfums qu’il a humés, fréquenter les rues où il a marché. Une sorte de pèlerinage personnel dans sa ville qu’il ne quitta pratiquement jamais pendant les quarante trois années de son existence.

      Mes yeux s’étaient posés sur la reproduction d’un Rembrandt accrochée au-dessus de Gert. J’attendais sa réponse, fébrile. La voix haute me fit tressaillir.

      - Topez-là Patrice ! Je serais très heureux de vous accompagner. Vous savez que Delft est appelée « la petite Amsterdam ». Un anglais a même écrit : « Delft a autant de ponts que de jours dans l’année, et tout autant de rues et de canaux où vont et viennent les bateaux. » Il ne faut pas trop tarder car le temps va défiler très vite ! Ne fondez pas trop d’espoir sur votre « pèlerinage » Patrice, il ne reste que l’atmosphère du Delft d’autrefois…

      J’avais du mal à dissimuler ma joie. La surprise passée, Flo avale son jus d’orange d’un trait et se lève solennelle : « Mes amis, l’heure est grave ! Vermeer nous attend ! »

 

A suivre…

 

 1. Deux petits tableaux   2. Hantise  3. Un peintre sans visage   4. Le siècle d'or   5. Vue de Delft  6. La leçon de musique   7. La Joconde du Nord   8. Amsterdam   9. Balade hollandaise   10. Une lumière dorée   11. Une servante célèbre   12. Les femmes de Johannes   13. Gert 

 

Commentaires

C'est trop injuste !, aurait dit Calimero.

Non seulement tu ne nous donnes rendez-vous que deux fois le mois sans t'annoncer, mettant ainsi notre fidélité à l'épreuve de notre mémoire mais, en outre, de temps en temps comme aujourd'hui, titillant notre impatience à savoir, tu nous entraînes dans un épisode romanesque, un petit-déjeuner qui nous apprend seulement que le guide qui accompagnera Flo et Patrice durant leur journée à Delft est un autochtone, et que cela promet donc d'être très intéressant. Toutefois, cet épisode de transition ne nous divulgue rien de ce que nous attendions de la suite de ton "enquête" ...

Tu me fais penser à Balzac qui écrivit toute sa "Comédie humaine" - je ne sais plus combien de tomes, en définitive - en envoyant au journal qui le payait à la ligne petits morceaux par petits morceaux ...

Écrit par : Richard LEJEUNE | 24 novembre 2011

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Je suis étonné de ton commentaire impatient.
Je publie à mon rythme et c’est celui qui me convient depuis que je tiens ce blog.
Désolé que ce chapitre, dialogue entre le narrateur et un autochtone comme tu dis, qui s’inscrit dans le fil du récit, t’ai ennuyé.
J’ai imaginé cette histoire romancée, qui m’a paru originale, pour parler de Vermeer. J’ai beaucoup travaillé afin que sa lecture présente de l’intérêt et, en insérant des illustrations de la meilleure qualité possible, pour donner du sens au récit.
Mon histoire devrait se terminer en janvier prochain. Je préfère te prévenir d’avance que les trois derniers chapitres que je prévois ressembleront plus ou moins dans leur forme à celui-ci. Ne te force pas à les lire…
Bonne journée

Écrit par : Alain | 25 novembre 2011

Oh ... Alain !

Mon commentaire se voulait une preuve de l'intérêt que je porte - que j'ai toujours porté - à tes écrits. Je pense d'ailleurs l'avoir assez souvent indiqué. Et l'humour que je croyais introduire avec Calimero - et qui tombe apparemment à l'eau - n'avait d'autre but que de te titiller pour souligner le fait que ton travail reste à mes yeux indispensable pour développer mes connaissances en la matière.

S'impatienter, dans ce cas d'espèce, me semblait constituer une preuve indéniable de mon intérêt.

Je pensais également, en évoquant le grand Balzac, te faire comprendre combien ta façon de procéder - comme ma comparaison, il n'y a guère, avec Agatha Christie - rentrait dans les moeurs littéraires. Et que donc, tu avais ici utilisé ces ficelles qui caractérisent les romanciers pour pimenter leur texte et nous allécher par rapport à la suite à venir, par rapport au dénouement de l'histoire ...
Cela aussi tombe malheureusement à l'eau.
Probablement, n'ai-je pas été à même de m'exprimer correctement, car jamais mon intention n'était de te blesser.

De sorte que ton "Ne te force pas à les lire" me fait tout simplement mal.

Écrit par : Richard LEJEUNE | 25 novembre 2011

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Pas grave Richard ! Je n’étais pas très en forme ce matin (je dors mal, comme Patrice mais pas à cause de Vermeer) et j’ai mal interprété ton commentaire. J’avais l’impression que tu voulais connaître la fin du récit avant son échéance. Cela m’étonnait car j’apprécie tes commentaires toujours très intéressants.
De toute façon, je ne publierai plus de récit long comme celui-ci, et précédemment aussi sur Van Gogh, qui je le pense, ne sont pas faits pour être lu dans un blog car, tu as raison, on perd la mémoire de l’histoire entre chaque chapitre, ce qui n’est pas le cas d’une publication papier.
Comme j’aimerais avoir la plume de Balzac…
Si je t’ai fait mal, je m’en excuse.
A bientôt
PS : Je te mets un commentaire sur ton blog à la suite de ton article sur la technique des fresques.

Écrit par : Alain | 25 novembre 2011

Oh, je sens que cette promenade à Delf sera très originale et intéressante!!J'adore me balader surtout avec des personnes qui sont passionnés par la vie de grands hommes et Vermeer en est un!! J'ai souri en lisant les coms/ réponses entre toi et Richard, cela m'a fait souvenir du forum de l'art où souvent les diatribes étaient de mise!! A bientôt Alain!! BISOUS FAN

Écrit par : FAN | 26 novembre 2011

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Delft est le dernier espoir pour Patrice d’exorciser cette étrange douleur qui l’habite.
Pauvre Richard ! Je m’en veux de lui avoir fait mal car je l’apprécie beaucoup. Mais à 4 heures du matin, mon esprit était encore embué. Son humour, comme il dit, était tombé à l’eau, et le mien était faiblard.
Bon dimanche Fan

Écrit par : Alain | 27 novembre 2011

Je ne sais pas si c'est du vécu mails voilà une rencontre providentielle qui arrive à point nommé pour introduire un nouvel épisode.

Écrit par : Louvre-passion | 26 novembre 2011

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C’est du vécu uniquement pour Patrice et Flo qui sont heureux de faire connaissance avec l’ami Gert. Ce hollandais bon teint aidera peut-être Patrice à se libérer la tête ?
Bon dimanche

Écrit par : Alain | 27 novembre 2011

Bonsoir Alain

Un petite passage en vitesse, je manque cruellement de temps ces jours-ci.
Je reviendrai lire ce nouvel article dès que j'aurai un moment à moi.

Meilleures pensées pour cette fin de semaine et à bientôt.
Amitiés

Écrit par : Esperiidae | 01 décembre 2011

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Merci de ton passage en vitesse.
Prends ton temps. Le prochain article arrivera la semaine prochaine et l'aventure de Patrice sur la terre de Vermeer se terminera définitivement pour la nouvelle année, en janvier.
Excellent week-end à venir.

Écrit par : Alain | 02 décembre 2011

Me voilà ravie à souhait ce soir, d'abord d'avoir un peu de temps pour venir te lire, et ensuite de t'avoir lu :-).

Merci de nous avoir présenté ce "grand blond aux yeux transparents" qui avait laissé en suspension dans mon esprit comme un voile de curiosité inquiète, au précédent épisode. Je ne pensais pas avoir la satisfaction de le "rencontrer" et faire sa connaissance :-).

Je file découvrir la suite puisque j'ai ce privilège de pouvoir lire deux épisodes de suite!
Amitiés

Écrit par : Esperiidae | 06 décembre 2011

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J’avais effectivement « glissé » l’ami Gert rapidement dans l’épisode précédent. Tu es bien la seule qui semble avoir remarqué ce grand blond aux yeux transparents qui dévisageait Patrice et Flo au Mauritshuis.
Ta « curiosité inquiète » est récompensée puisque tu le rencontres en chair et en os. Il est sympathique le bougre ! Patrice va avoir besoin de ses connaissances.
Merci de ta lecture attentive car, comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas évident de suivre un récit long dans un blog.

Écrit par : Alain | 07 décembre 2011

Bonsoir Alain

J'aime bien cet article.

Même si rien de spectaculaire est mis en lumière. si j'ose dire !

On sent bien que Patrice est déçu de ne pas retrouver
la ville de DELFT comme à l'époque de Vermeer.

Mais "le fantome" insaisissable du maître semble
être encore plus présent dans son absence.
C'est peu être cela qui caractèrise le travail du peintre
la présence, l'absence, la lumiére et les obscurités diverses er variées.

Je suis toujours dans l'admiration de ton travail, mais c'est normal je suis un Fan convaincu.

Bravo ! à toi

Jacky

Écrit par : Jacky | 17 décembre 2011

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Le temps passe et, comme souvent, tout s’efface.
Tu m’inspires, voilà que je fais des vers…
Tu as raison, je cois qu’un fantôme, un image presque sacralisée est encore plus présente de par son absence de réalité matérielle. Ainsi, l’affectivité en devient plus forte.
La fin de l’histoire approche. Patrice va-t-il enfin trouver ce qu’il recherche ?
Bon dimanche

Écrit par : Alain | 18 décembre 2011

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