02 janvier 2008
Vermeer l'expo... 2/4 Une servante célèbre
Suite...
La Haye, jeudi 16 mai 1996.
Il faut se décider à quitter la Vue de Delft. Les touristes basanés, qui n’ont toujours pas digéré de s’être laissés surprendre, n’attendent que çà pour prendre notre place. Je fais un signe à une Flo extatique qui est maintenant complètement imprégnée par le tableau et n’arrive plus à s’en détacher. Nous partons le plus discrètement possible. La foule se referme derrière nous.
Je fais le point avant de continuer la visite :
- On va attaquer la période que je préfère. C’est la plus connue du peintre, les tableaux de genre, intimistes, à partir des années 1660. Accroche-toi, fascination garantie ! Ah ! Auparavant, en 1658, Vermeer a peint un chef-d’œuvre universellement apprécié : La laitière… Tu connais ? On ne voit qu’elle à la télé et dans les magazines ! Les pots de yaourts…
Flo m’écoute distraitement. Ses pensées sont toujours à Delft.
La célébrité de La laitière n’est pas usurpée. L’accès à la toile s’annonce une nouvelle fois périlleux.
Cette fois, pressée de faire connaissance avec la servante la plus célèbre au monde, Flo a décidé de jouer des coudes en solo. Elle me jette un clin d’œil effronté et profite de son extrême minceur pour se faufiler dans un espace étroit qui s’est libéré entre deux femmes attentives. Elle s’installe paisiblement face à la toile.
Resté à l’arrière, j’étais bien obligé d’admettre que mon manque de taille, comme pour Flo, allait m’être préjudiciable pour une visite confortable de l’exposition. Je ne pouvais refaire le coup de la Vue de Delft à chaque fois. J’attendis qu’une place se libère.
Flo avait largement profité de La laitière lorsque j’arrivai enfin auprès d’elle.

- C’est vraiment un chef-d’œuvre, dis-je pensif… Tu es devant la peinture de l’artiste où ses couleurs préférées, le bleu et le jaune citron, sont les plus éclatantes. Serrées l’une contre l’autre, ces deux couleurs complémentaires se répondent…
Savait-elle ce qu’étaient les couleurs complémentaires, pensai-je ?
- Tu sais que c’est excessivement rare dans la peinture hollandaise qu’une servante soit représentée comme motif unique d’un tableau. Par des jeux de lumière en clair-obscur, Vermeer lui donne une force, une présence étonnante. L’on ressent la tendresse que l’artiste éprouve pour cette robuste femme… Il l’embellit.
Placés juste à côté de Flo, les touristes français que je ne voyais plus depuis un bon moment, examinaient la servante. Le plus proche de Flo, un grand brun binoclard, pas épais, les cheveux en brosse, flottant dans son jean délavé, parlait à sa voisine une jolie blonde qui devait être sa compagne. Son timbre de voix était suffisamment fort pour que je l’entende : « On nous avait bien parlé d’un précurseur de l’impressionnisme avant de venir ici ! Est-ce que tu vois de l’impressionnisme dans cette peinture dans la plus pure tradition hollandaise de cette période ?… Que voit-on ? : une servante dans l’intimité de son travail quotidien, de jolies couleurs c’est vrai, une lumière savamment répartie mettant en valeur le personnage. C’est tout ! Une belle peinture classique. Rien de plus que les excellents peintres hollandais du 17e ! ».
Il regardait sa compagne, plutôt satisfait de son appréciation, en connaisseur des choses de l’art. Mon sang ne fit qu’un tour. Critiquer Vermeer, ce « maître de la lumière », devant moi. J’étais obligé de réagir. Discrètement, j’intervertis ma place avec celle de Flo afin de me placer à côté du personnage qui s’en aperçut et cessa de parler.
- Excusez-moi de vous interrompre, l’apostrophai-je poliment mais fermement, j’ai entendu votre remarque… Vous faites erreur, monsieur, Vermeer fut bien le premier peintre impressionniste !… Vous paraissez en douter ?
L’homme ne me regardait pas, inquiet.
- Approchez-vous de la toile… Encore plus près… Maintenant, examinez l’extraordinaire nature morte disposée sur la table. La technique en petites touches fragmentées ne vous rappelle-t-elle pas certaines toiles de Camille Pissarro ? Vous devez connaître ce peintre des bords de l’Oise qui apparaissait comme le patriarche de ce groupe d’artistes français qui avaient la lumière comme unique religion.
J’attendis un instant pour développer mon argumentation.
- Les miches de pain sont peintes avec des teintes terres et ocres… Bien ! Mais qu’a fait l’artiste ensuite ? Avec la pointe du pinceau, il a rajouté sur ces couleurs de base un fourmillement de petites touches légèrement plus claires dans les parties ombrées. Dans les zones où l’éclairage est le plus fort, le pain est éclaboussé de tâches brillantes carrément blanches, juxtaposées, qui accentuent l’intensité lumineuse… N’est-ce pas de l’impressionnisme çà ?… Ce pain croustille, monsieur !
La compagne du binoclard n’osait plus bouger collée contre lui. J’insistai :
- Regardez le reste de la toile. Le procédé se répète sur le pot bleu foncé criblé de points bleu pâle et blancs. Les bords de la cruche rougeâtre sont perlés d’un blanc presque aussi vif que le liquide qui s’en écoule. Partout, vous retrouvez la touche fragmentée : sur la table, la corbeille à pain, le tablier bleu de la femme, ses bras, son bonnet…
Maintenant, reculez-vous légèrement et plissez les yeux. Pas trop mon ami, vous n’allez plus rien voir ! La lumière entre par la fenêtre et tombe directement sur la servante qui est inondée de vibrations lumineuses. Même les parties ombrées ne sont pas grisâtres, mais teintées de lueurs colorées.
Le grand brun faisait tout ce que je lui disais, sans un mot, impressionné.
- Alors ! Suis-je suffisamment clair ?… A vous entendre, je suppose que vous connaissez bien la peinture hollandaise. Avez-vous déjà vu cette technique, réellement innovante à cette époque, chez les contemporains de Vermeer ?… Ai-je réussi à modifier votre vision de l’artiste ?
Je n’attendis pas la réponse.
- Oui monsieur ! Il s’agit bien, en plein 17ème siècle hollandais, de la naissance de ce style qui allait révolutionner la peinture à la fin du 19e en France. Vermeer fut le premier à concevoir la couleur comme un phénomène soumis aux variations de l’éclairage et à la perception de l’œil humain...
Je voyais sur le visage de mon voisin qu’il était mal. Il voulut partir en entraînant la jeune fille. Sadiquement, je le retins par sa veste et lui assénai le coup de grâce.
- Attendez ! Je vous donne un exemple simple ! Vous connaissez la fameuse série des Cathédrales de Rouen que Monet a peintes à différentes heures de la journée ? Elles sont recouvertes de touches colorées épaisses qui accentuent le relief de la pierre et précisent les changements de tonalités apportés par la lumière extérieure… Eh bien, il s’agit du même procédé que Vermeer utilise sur ses miches de pain ! Je suis certain que Monet, à ses débuts, aurait payé cher pour profiter des leçons d’un tel maître.
J’étais un peu énervé. Plus un son ne s’élevait autour de La laitière qui continuait sa besogne sans se préoccuper de mes commentaires stylistiques. Elle savait bien, elle, où se trouvait la vérité de celui qui l’avait conçue…
Je terminai, compatissant.
- Je suis désolé de m'être laisser déborder par ma passion mais j’admire tellement ce peintre que je ne peux supporter l’indifférence ou l’incompréhension envers lui. Pensez à mes observations pour les tableaux que vous allez découvrir dans la suite de l’exposition. C’est la meilleure période du maître.
J’ajoutai :
- Si vous le pouvez avec ce monde, mais votre taille est un sérieux avantage par rapport à moi, n’hésitez pas à vous approcher au plus près de chacune des toiles pour mieux comprendre son travail tout en toucher. Vous ne serez pas déçu… Tenez, j’aperçois La leçon de musique ! Quelle chance que la Reine d’Angleterre ait accepté de s’en séparer pour l’expo ! Concentrez-vous sur l’effet de perspective qui est calibré au millimètre près. C’est aussi un des points fort de Vermeer. Il en a beaucoup !
Après quelques vagues paroles de remerciement, mon interlocuteur qui devait être le guide du petit groupe demeuré silencieux, s’éloigna vexé.
A suivre...
Alain
1. Une lumière dorée 2. Une servante célèbre
· Johannes Vermeer : La laitière 1658, huile sur toile 45 x 41 cm – Amsterdam, Rijksmuseum
Photos : http://www.artchive.com/
11:15 Publié dans Histoires d'expositions (9), VERMEER , la lumière capturée (6) | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : peinture, nouvelles, vermeer, la laitière, rijksmuseum, mauritshuis
12 décembre 2007
Vermeer l'expo... 1/4 Une lumière dorée
La Haye, jeudi 16 mai 1996
L’eau à peine ridée de l’étang du Hofvijver renvoie l’aspect blanc marbré du Cabinet Royal de Peintures Mauritshuis, superbe bâtiment 17ème. Dans son prolongement, l’ocre foncé de l’élégant Binnenhof, siège du gouvernement des Pays-Bas à La Haye, offre un puissant contraste.
Nous suivons le flot bigarré des visiteurs qui se dirigent tous vers un curieux ponton reposant sur l’eau devant le Mauritshuis. Un centre d’accueil a été aménagé spécialement pour l’exposition afin de commercialiser livres, affiches, vidéos et objets divers. Une jeune fille amène vêtue d’un uniforme pivoine s’empare de nos précieux billets et nous montre le chemin à suivre. Je talonne Flo qui s’engage résolument sur la courte passerelle menant au rez-de-chaussée du musée.
L’image de ce type qui me tendait un prospectus devant le Musée d’Art Moderne à Paris, celui qui m’informa de la future exposition Vermeer, me revient en mémoire. C’était juste avant Noël, il y a seulement six mois…
Nous gravissons lentement l’imposant escalier en bois sculpté recouvert d’un épais tapis de velours rouge. Cette montée des marches me fait l’effet d’une cérémonie religieuse : les visiteurs progressent en silence, la tête penchée, recueillis, déjà unis dans un même sentiment de communion. Flo, le visage grave, paraît consciente de l’importance de l’instant. Il faut dire que je la prépare depuis plusieurs mois à cette visite.
Au dernier étage, une foule disciplinée s’agglutine devant la première salle qui ouvre l’exposition. Nous nous insérons dans la file et attendons. Un sentiment d’anxiété m’étreint. J’ai tellement pensé à ce moment. Toutes ces personnes sont là uniquement pour voir 22 petites toiles dont 19 viennent des plus grands musées dans le monde, le Mauritshuis n’en possédant que 3. Quelle magnifique récompense pour ce peintre qui faillit disparaître dans l’oubli du temps !
Devant nous, des voix sonores, des rires bruyants troublent la solennité du lieu. L’accent est facilement reconnaissable : un groupe de touristes français de quatre à cinq personnes s’attirent des œillades courroucées. Je crois lire dans les regards : « Encore des Français qui ne comprennent rien à la peinture ! ». J’ai envie de dire à mes compatriotes : « N’avez-vous pas remarqué qu’il s’agit d’une exposition exceptionnelle ? Respectez toutes ces personnes qui viennent souvent de très loin comme en pèlerinage ! ». Hilares, ils ne se posent pas de question. Ils sont là en touristes de passage à La Haye pour voir une expo parmi d’autres et entendent bien distraire cette atmosphère funèbre inhabituelle.
Je tente de retrouver ma concentration intérieure avant de pénétrer chez Vermeer…
Une multitude de têtes frémissent en silence, cachant les toiles accrochées sur les murs verts. Avant de venir, je m’étais imaginé un grand hall plein de lumière mettant en valeur chaque peinture ; tout l’inverse de ce lieu étroit, presque sombre où nous venions d’entrer. Après réflexion, je dois admettre que cet endroit convient mieux à la peinture intimiste de Vermeer. Il doit apprécier…
Cela commence bien ! Pas simple de se frayer un passage ! Sur la gauche de la porte d’entrée, une masse humaine compacte contemple je ne sais quoi ? Regroupés à l’arrière de cette foule, nos compatriotes semblent s’être calmés. Par contre, ils gesticulent beaucoup pour tenter de discerner la chose. Par l’ouverture laissée entre deux crânes, j’aperçois un morceau de toile : quelques nuages ensoleillés… des toits dorés ? De suite, je saisis ce qui se passe : les organisateurs ont cru bon, pour chauffer l’ambiance, de mettre la Vue de Delft dès l’entrée. Cela aurait pu être une réussite si tout le monde ne s’était installé béatement devant cette grande toile mondialement admirée. Flo qui craint la foule me lance :
- Inutile d’insister ! Trop de monde ! L’on pourrait regarder les tableaux suivants et revenir plus tard ?
J’acquiese d'un signe de tête et suis sa courte foulée.
Nous débouchons sur les peintures de jeunesse du peintre : deux grandes toiles représentant des scènes
religieuses. Ce n’est pas encore la grande période de l’artiste. Nous avançons jusqu’à La ruelle. Plusieurs personnes alignées à la hauteur de son format étriqué en rendent la vision difficile. Je souffle à Flo : « Cela s’annonce périlleux…tous les tableaux à venir sont du même acabit. Même taille ou à peine plus grands ». Elle m’envoie une grimace expressive.
Avec une grande simplicité de moyens, l’artiste a rendu parfaitement l’atmosphère de cette ruelle toute bête : trois, quatre maisons en briques roses, deux petits personnages affairés et des enfants jouant sur le sol. La vie quotidienne en Hollande.
Flo peut inspirée par ces quelques maisons banales m’interpelle :
- Patrice, on tente à nouveau la Vue de Delft ?
Nous revenons sur nos pas précipitamment. Le tableau occupe tout un pan de mur à lui tout seul. C’est le plus grand peint par Vermeer. Le groupe de touriste français n’est plus là, sans doute découragé.
Pauvre Flo ! Même sur la pointe des pieds, son mètre 55 ne pourra la hisser au-dessus de cette barrière humaine.
- Vas-y tout seul… Je t’attends ici, dit-elle résignée.
Je m’apprête à tenter ma chance sans grand espoir lorsque je remarque qu’un jeune couple placé au premier rang, sur la droite du tableau, tergiverse et s’apprête à sortir. Instantanément, j’imagine une stratégie que je n’aurais jamais osée en temps normal. Après tout, la Vue de Delft se mérite ! Aurai-je un jour l’occasion de revoir ce fabuleux tableau ?
J’agrippe la main de Flo qui se demande pourquoi je la secoue ainsi, donne un coup d’épaule persuasif dans les reins d’un immense viking moustachu qui s’écarte étonné, déplace légèrement un homme grisonnant placé au deuxième rang qui, les yeux rivés sur la toile, ne se rend compte de rien, et m’empare du premier rang inespéré que le jeune couple vient tout juste de déserter. Tout s’est passé très vite. Deux touristes basanés, qui étaient postés en embuscade non loin du couple, sont grillés sur le poteau et nous dévisagent incrédules. Flo qui m’a suivi, passive, n’en revient pas.
- Tu es gonflé ! J’avais déjà vu çà dans un France-Irlande au Parc des Princes. Quel talent !
Je lui souris fièrement.

La Vue de Delft est incroyablement lumineuse. Une lumière rase enveloppe la ville qui apparaît à moitié baignée d’une lueur dorée, moitié dans l’ombre des nuages. Les couleurs de l’eau glissent lentement de l’ombre vers la lumière. Le grand ciel nuageux occupe les deux tiers de la toile, laissant s’infiltrer de-ci de-là les rayons du soleil qui éclaboussent d’or la Nieuwe Kerk (nouvelle église) dominant la cité.
Je n’avais encore jamais vu une peinture de paysage présentée de cette façon. Une sorte de vue panoramique que l’on retrouve fréquemment sur les cartes urbaines de cette époque : une longue bande s’allonge de la porte de Rotterdam et ses coquettes tourelles pointues bleutées face à nous, s’étire vers la porte de Schiedam et sa minuscule horloge au centre, et se termine sur les toits rouges violacés des maisons à l’extrémité gauche de la toile. Coincée entre l’immensité du ciel et l’eau sombre du canal, cette ville toute en longueur, comme une frise, aimante le regard.
Flo, surprise de se retrouver à une fête qui lui paraissait inaccessible quelques instants auparavant, est radieuse. Depuis le temps que je lui parlais de cette Vue de Delft…
Au premier plan, des petits personnages bavardent sur la bande de sable rosée. Ces obscurs lilliputiens habitants de Delft prennent l’air à l’extérieur des murailles par cette belle journée.
- Tu sens la respiration de la ville, dis-je à Flo pas encore complètement remise de notre passage en force ? Cette cité dégage une présence physique énorme… Regarde bien les maisons, la muraille, les portes de la ville et le pont au centre.
Elle m’écoute attentionnée.
- La matière des murs en briques et des vieilles pierres déformées est exprimée par des empâtements rugueux de différentes tonalités dispersés un peu partout… Tu distingues l’ondulation des tuiles sur les toits rouges dans l’ombre, sur la gauche ? Du sable a été mélangé exprès à la peinture pour donner du relief...
Flo s’approche pour vérifier.
- Remarque ces bateaux très sombres à droite. L’aspect granuleux de leurs coques s’oppose fortement à la
transparence lisse de l’eau. Le peintre les a bombardé de petits points lumineux clairs et de rehauts bleutés qui luisent comme des pierres précieuses… Bon ! Maintenant, recule-toi à nouveau et examine la vue d’ensemble… N’est-ce pas qu’elle respire ?
J’avais bien étudié la toile avant de venir ce qui apportait de la précision à ma description. Séduite, Flo se passionnait vraiment pour cette peinture qui ne l’aurait sans doute pas enthousiasmée en temps normal. Tour à tour, elle s’avançait, reculait, scrutait en experte les murs, les bateaux, se penchait de côté, au risque de gêner son voisin, pour voir de plus près les paysannes sur la bande de sable. Elle tentait de comprendre, soucieuse. Au bout d’un moment, elle se hasarda :
- C’est beau… -Je sentis une onde de bonheur m’envahir- Tu as raison, elle vit… Cette lumière éparpillée un peu partout… C’est quoi le petit pan de mur jaune de Proust dont tu m’as parlé ?
- On ne sait pas bien... C’est peut-être la fin du mur d’enceinte qui longe le canal, là, devant toi, à côté de la porte de Rotterdam. A moins que ce ne soit tout simplement un de ces toits dorés, juste au-dessus, en pleine lumière.
Quelques instants encore, je contemplai la Delft du 17ème siècle. Vermeer ne me décevait pas. Il n’avait peint qu’un seul grand paysage comme celui-ci, mais c’était un coup de maître unique. Aucun paysage de ses contemporains n’approchait cette luminosité exceptionnelle. Je m’expliquais mieux à présent l’éblouissement ressenti devant cette toile, lors d’une visite au Mauritshuis, par le critique français Thoré-Bürger au 19e. Il n’eut plus ensuite qu’une pensée : réhabiliter la peinture du maître hollandais oublié.
A suivre...
Alain
Cette exposition qui eut lieu au Mauritshuis de La Haye du 1er mars au 2 juin 1996 fut la première exposition entièrement consacrée au seul Vermeer. Elle réunissait la plus grande partie des toiles attribuées au peintre dans le monde (guère plus de 35 retrouvées).
Les personnages de cette histoire n’existent que pour mieux mettre en valeur l’œuvre de cet artiste unique dans l’histoire de l’art.
Johannes Vermeer
· La ruelle, 1658, huile sur toile 54 x 44 cm – Amsterdam, Rijksmuseum
· Vue de Delft, 1660, huile sur toile 97 x 116 –La Haye, Mautitshuis
Photos : http://www.artchive.com/
10:10 Publié dans Histoires d'expositions (9), VERMEER , la lumière capturée (6) | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : peinture, nouvelles, vermeer, vue de delft

