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19 mai 2015

Gustave Courbet, le maître d'Ornans : 10. Nov. 1864/juin 1865

 

CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

 

 

     « Elle bondit en cascade, de roches en roches, c’est une chute d’eau brisée par mille accidents : la Loue est un fleuve qui s’élance, qui tombe dans toute sa grandeur, dans toute sa beauté, bouillonne en trois jets immenses sur des blocs énormes et pressée et captive de s’affranchir, s’échappe en nuages de poussière humide, ou en innombrables cascatelles. Quelque chose qui est particulier à ce spectacle, c’est qu’il tourmente tous les sens par je ne sais quel excès d’émotion. L’œil se trouble, l’oreille s’effraie, la pensée se fatigue et s’éteint. Sur la montagne qui domine ces imposantes beautés, tout est silence." 

 

Charles Nodier, « Voyages pittoresques et romantiques de l’ancienne France, Franche-Comté,

Paris, J. Didot, 1825

 

 

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Gustave Courbet – La Source de la Loue, 1864,  National Gallery of Art, Washington

 

 

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03 mai 2015

Gustave Courbet, le maître d'Ornans : 9. Juin 1862/août 1864

 

CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

 

 

 

     « La nature a doué ce jeune homme des dons les plus rares ! Né avec des qualités que tant d’autres acquièrent si rarement ; il les possède épanouies dès son premier coup de pinceau ; ce prélude jette avec une sorte de bravade une œuvre magistrale sur les points les plus difficiles : le reste qui est l’art, échappe absolument. Il n’a rien donné de lui-même et il avait tout reçu ! Quelles valeurs perdues ! Quels dons sacrifiés ! »

 

Jean-Auguste-Dominique Ingres - Artiste peintre         

 

 

     L’opinion d’Ingres sur Courbet semble sans appel. Pourtant, je soupçonne Courbet de s’être inspiré d’Ingres pour peindre « La Source » ci-dessous, dans un style qui rappelle le maître. Une façon ironique utilisée par Courbet pour montrer qu’il peut, lui-aussi, peindre avec élégance ?

 

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Gustave Courbet – La Source, 1862,  The Metropolitan Museum of Art, New York

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09 avril 2015

Gustave Courbet, le maître d'Ornans : 8. Avril/déc. 1861

 

CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

 

 

     « Courbet est avant tout le peintre, par la puissance tactile de son œil, et par son instinct presque animal de jouissance sensuelle, tant de la chair que de la terre.

 

Louis Jondot, Catalogue de l’exposition présentée au Petit Palais à Paris : « Un siècle d’art français : 1850 –1950 »

Les Presses Artistiques, 1953

 

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Gustave Courbet – Baigneuses  dit Deux femmes nues, 1858, musée d’Orsay, Paris

 

 

 

 

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26 mars 2015

Gustave Courbet, le maître d'Ornans : 7. Avril/juin 1855

 

CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

 

 

 

     « Tout le monde a vu, placardée aux murs de Paris en compagnie de saltimbanques et de tous les marchands d’orviétan et écrite en caractères gigantesques, l’affiche de M. Courbet, apôtre du réalisme, invitant le public à aller déposer la somme de 1 franc à l’exhibition de quarante tableaux de son oeuvre. » 

 

Charles Perrier, « Du Réalisme, Lettre à M. le Directeur de l’Artiste »,

L’Artiste, 14 octobre 1855

   

 

 

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Gustave Courbet – Les cribleuses de blé, 1854, Musée des Beaux-Arts, Nantes

 

 

 

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26 février 2015

Blog en hibernation forcée

 

 

 

 

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     Mon ordinateur n’a pas voulu goûter aux délices d’une retraite bien méritée. Un beau matin, des cris intempestifs, un halètement suspect d’agonisant, m’ont contraint à constater l’évidence : celui-ci rendait l’âme sans même esquisser un dernier signe d'adieu.

     Pour remplacer mon compagnon disparu, je me suis laissé tenter par un Mac, machine séduisante et innovante. Pouvais-je savoir ce qui m’attendait ? : nombreux logiciels nouveaux à découvrir, prise en main laborieuse, appareil incompatible avec mon imprimante multifonctions récente qu'il faut également changer… J’allais oublier : j’étais obligé de constater que ma dernière sauvegarde de fichiers trop tardive m’obligeait à reprendre beaucoup de travail perdu…

     Les joies de l'informatique !

     Evidemment, le blog, et Gustave Courbet dont la correspondance était pourtant bien engagée, vont devoir attendre des jours meilleurs pour reprendre une activité régulière.

     

     A bientôt.

 

17:18 Publié dans NOTES DIVERSES (18) | Commentaires (10) |

08 février 2015

Gustave Courbet, le maître d'Ornans : 6. Décembre 1854 "L'atelier du peintre"

 

CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

 

 

     « Je vais voir l’exposition de Courbet qu’il a réduite à 10 sous. J’y reste seul pendant près d’une heure et j’y découvre un chef-d’œuvre dans son tableau refusé ; je ne pouvais m’arracher à cette vue. On a rejeté là un des ouvrages les plus singuliers de ce temps, mais ce n’est pas un gaillard à se décourager pour si peu. »

 

              Eugène Delacroix – Note dans son « Journal », le 3 août 1855, à la suite du refus par le jury du Salon de « L’atelier du peintre »

 

 

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Gustave Courbet – L’Atelier du peintre, 1855, musée d’Orsay, Paris

 

 

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24 janvier 2015

Gustave Courbet, le maître d'Ornans : 5. Juin 1853/nov. 1854

 

CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

 

 

     « Dans votre société si bien civilisée, il faut que je mène une vie de sauvage. Il faut que je m’affranchisse même des gouvernements. Le peuple jouit de mes sympathies. Il faut que je m’adresse à lui directement, que j’en tire ma science, et qu’il me fasse vivre. Pour cela, je viens donc de débuter dans la grande vie vagabonde et indépendante du bohémien. »

 

                                         Courrier de Gustave Courbet à Francis et Marie Wey, le 31 juillet 1850

 

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Gustave Courbet – Le bord de la mer à Palavas, 1854, musée Fabre, Montpellier

 

  

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18 janvier 2015

Tout est pardonné

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     Introuvable ! Le journal Charlie Hebdo, menacé de fermeture début janvier, venait de tirer à plusieurs millions d’exemplaires distribués dans le monde entier, et j’avais été incapable de m’en procurer un.

     Heureusement, on me l’a prêté. Je viens de le lire. C’était la première fois…

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11 janvier 2015

Nous sommes tous Charlie

 

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Eugène Delacroix – La liberté guidant le peuple, 1830, musée du Louvre, Paris

 

 

     Bientôt deux siècles… Le 27 juillet 1830, le peuple de Paris se révoltait contre le régime du roi Charles X qui voulait remettre en cause les acquis de la Révolution. La revendication principale des parisiens était la sauvegarde de la liberté de la presse.

 

     Dans son tableau « La liberté guidant le peuple », Eugène Delacroix montre une scène de ces trois jours de combat nommés « Les Trois Glorieuses ». L’œuvre incarne l’idéal révolutionnaire et prend valeur d’emblème. Elle devient une icône de la République.

     Le peintre a placé, au premier rang à côté de la femme au drapeau, un gamin déluré peinture,écriture,charlie hebdo,delacroix,libertémaniant deux pistolets. Il a mis de la fougue, du plaisir, de l’envie dans son œil. Cet enfant sait-il pourquoi il se bat ? Se souvient-il que ses grands-parents ont combattu en 1789 pour l’instauration d’une démocratie ? Se doute-t-il qu’il va mourir dans peu de temps ? Pourtant, ce gavroche parisien, symbole de la jeunesse révoltée par l’injustice et se sacrifiant pour les nobles causes, avance d’un pas décidé. Il n’a pas peur…

     Le drapeau français bleu, blanc, rouge domine la mêlée. Une forte femme vivante et fougueuse, la poitrine dénudée, pieds nus, conduit le peuple. Elle brandit le drapeau tricolore. Depuis la révolution, cette femme coiffée d’un bonnet rouge symbolise la liberté.  

 

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04 janvier 2015

Johannes Vermeer : La jeune fille à la perle, 1665, Mauritshuis, La Haye

 

BONNE ANNÉE - HAPPY NEW YEAR 

  

     Ce tableau est l’un des plus célèbre au monde. A l’aube de cette nouvelle année 2015, j’ai pensé que la vision du regard chaleureux et pur de cette jeune fille vous apporterait un de ces petits moments de bonheur qui donnent un sens à la vie.

This painting is one of the most famous in the world. At the dawn of this new year 2015, I thought that the vision of pure and warm look of that young girl would bring you one of those small moments of happiness that give meaning to life. (for Facebook readers)

 

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20 décembre 2014

Gustave Courbet, le maître d'Ornans : 4. Janv. 1852/13 mai 1853

 

CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

 

 

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Gustave Courbet – La fileuse endormie (sa sœur Zélie), 1853, Musée Fabre, Montpellier

 

 

« Assise, la fileuse au bleu de la croisée

Où le jardin mélodieux se dodeline ;

Le rouet ancien qui ronfle l’a grisée.

Lasse, ayant bu l’azur, de filer la câline

Chevelure, à ses doigts si faible évasive,

Elle songe, et sa tête petite s’incline. […]

Mais la dormeuse file une laine isolée ;

Mystérieusement, l’ombre frêle se tresse

Au fil de ses doigts longs et qui dorment, filée.

Le songe se dévide avec une paresse

Angélique, et sans cesse, au doux fuseau crédule,

La chevelure ondule au gré de la caresse... »

 

                                     Paul Valéry – « La fileuse » dans "La Conque", 1891

 

     Le tableau "La fileuse endormie" de Gustave Courbet a inspiré ce magnifique poème à Paul Valéry.

 

 

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30 novembre 2014

Paul Durand-Ruel : Un marchand visionnaire

 

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Auguste Renoir – Paul Durand-Ruel, 1910, collection particulière

 

 

« Ce n’est pas un marchand de tableaux c’est un apôtre, un prophète »

 

                            Théodore Duret

 Lettre à Claude Monet du 29 novembre 1884

 

 

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