07 juin 2007

Danse au bord de l'eau (Pierre Auguste Renoir, 1893)

 

La guinguette

 

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     La guinguette se nichait, à l’abri des regards, dans un bois d’acacias proche de l’eau. Des tables étaient disséminées sous les arbres. Sur un large espace aménagé au centre, quelques danseurs tournaient lentement. Un jeune serveur nous guida vers une table éloignée. Il y avait encore peu de monde. Je remarquai que l’orchestre était composé d’un piano, d’un violon tenu par une jeune femme un peu triste, et d’un piston. Les trois musiciens, habillés de maillots rayés à manches, façon canotier, jouaient une valse molle.

     - Je vous conseille le cidre fabriqué dans la région. Il est un peu aigre mais, bien frais, il est agréable à boire, dit Alice en s’asseyant.

     Nous commandâmes du cidre. C’est Alice qui avait insisté pour que je vienne malgré mes refus répétés. Je dansais si mal. Rose, son amie, l’accompagnait. Elles étaient journalières toutes les deux et travaillaient dans des fermes voisines. Elles venaient tous les jeudis dans cette guinguette des bords de l’Oise. La musique leur faisait oublier la dureté de leur condition.

     Je surmontai ma timidité et lançai un regard malicieux à Rose. 

     - Alice m’avait dit que vous étiez jolie ! C’est mieux que cela…  Ce prénom vous va à ravir ! Une rose fraîchement éclose qui ne demande qu’à s’épanouir… Allez-vous ouvrir vos pétales pour nous ce soir, charmante demoiselle ?

     - Je n’ouvre pas mes pétales au premier venu, répondit-elle d’un ton sec. Et n’oubliez pas, monsieur, que la rose a des piquants. Et les miens peuvent parfois laisser des traces profondes.

     Mon humour lui déplaisait. J’adressai une grimace à Alice.

     La guinguette se remplissait. Les consommateurs s’interpellaient de table en table. Toute la jeunesse des environs venait se divertir ici : des ouvriers, des employés des chemins de fer, des artisans et beaucoup de cultivateurs que l’on reconnaissait à leur peau tannée. Une tablée se mit à taper violemment sur la table en hurlant : « Une polka… une polka… une polka… »

     Le rythme de la musique augmenta. Rose posa sa main sur mon bras.

     - On y va, monsieur ? Montrez-moi ce que vous savez faire !

     Elle sentit la crispation qui montait dans mon bras. Je ne connaissais pas le moindre pas de cette danse. Alice avait dû renseigner son amie de mes appréhensions. Elle voulait me tester.

     - Ne craignez rien ! La polka est facile ! Tout le monde apprécie cette danse pleine d’entrain.

     Elle m’entraîna derrière elle sans me laisser le temps de  réfléchir.

     - Je vous montre d’abord ! Vous lancez votre pied droit en avant, suivez ensuite par deux pas saccadés du pied gauche marqué par un double appel du talon, et vous repartez en tournant rapidement.

     Elle décomposa le mouvement plusieurs fois pour que je m’en imprègne. Elle dirigea ensuite ma main droite sur ses hanches, m’attrapa par le cou et serra fermement ma main libre.

     - Allez-y ! Répétez le geste plusieurs fois… lentement. Je vous suis en imprimant la bonne cadence.

     Je la laissais diriger la manœuvre. Je ne possédais aucune souplesse et cela se voyait. Elle me tirait, tournait, accentuait le pas exprès. Je n’arrivais pas à sautiller au même rythme que cette musique trop rapide pour moi. Plusieurs fois, en tentant de virer sur un appel de pied mal engagé, j’accrochai la pointe des chaussures de Rose qui eut un rictus d’agacement. Le souvenir de ma première danse à 15 ans dans ce bal de village, me revint en mémoire. Mon sabot avait failli casser le tibia de la malheureuse jeune paysanne qui était devant moi. J’en avais encore honte aujourd’hui.

     - Si vous continuez à ne pas suivre mes conseils, je vous laisse tomber, monsieur ! Détendez-vous ! Vous connaissez le pas maintenant. Et bien, laissez-vous aller, vos jambes suivront naturellement le rythme de l’orchestre !

     Progressivement, je finis par me laisser gagner par la gaîté et la vigueur de la musique. Je sentais la chaleur du corps de Rose près du mien. Je serrai ses hanches un peu plus fort tout en évitant de penser à mes pas. Son regard ne lâchait pas le mien et me donnait confiance. J’étais bien contre elle. Mes jambes devinrent moins raides, plus dociles. J’appréciais le plaisir, nouveau pour moi, de tourner avec une femme. La musique s’accéléra. Emporté dans l’ambiance, j’arrivais à suivre le rythme endiablé.

     L’orchestre s’arrêta. Les danseurs essoufflés retournèrent à leurs tables. J’étais en eau. Rose était aussi fraîche qu’une fleur cueillie du matin. Elle me regarda, satisfaite de son nouvel élève. 

     - Vous voyez, monsieur, il suffisait de suivre la musique !

     Elle tourna son joli nez pointu vers un convive installé à une autre table et lui envoya des signes amicaux.

 

     La violoniste et le pianiste attaquèrent une valse. Je ne m’étais pas trop mal tiré de la polka, mais la valse ce n’était pas pour moi. Cela tournait trop. Et puis, les valseurs dégageaient une grâce que je n’avais pas.

     Rose vida son verre de cidre et s’apprêtait, faute de cavalier, à valser avec Alice, lorsqu’un homme élégant, en costume sombre et canotier, la barbe bien taillée, s’approcha de notre table. Il était brun, beau garçon, les traits plus fins que les gars de la région. Il sourit à Rose.

     -         Vous m’accordez cette valse, mademoiselle ?

     -         Euh… Oui… dit-elle, surprise.

     Elle se leva, intimidée par la prestance de l’homme. Il lui prit la main et elle le suivit vers le centre de la piste.

   
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    L’homme était un bon danseur. Le couple tournait lentement en décomposant le mouvement avec élégance. Les pas s’emboîtaient sans à coup. Rose avait gardé son éventail dans la main droite. Le garçon lui tenait la main très haute en l’air, son autre main lui enveloppant le dos pour la maintenir contre lui. Rose agrippait l’épaule du garçon et se laissait emporter, heureuse. Sa capeline rouge accrochée à son cou par un ruban jetait des reflets chauds sur ses joues. Sa robe blanche pailletée de fleurs roses, collée contre le costume bleu foncé de son cavalier, envoyait des reflets argentés.

     La violoniste haussa le rythme de la valse, ce qui eut pour effet d’éliminer les plus mauvais danseurs qui retournèrent s’asseoir. L’homme et Rose allaient de plus en plus vite, le corps bien droit, serrés l’un contre l’autre, ne formant plus qu’un. Les pieds tournaient si vite que leurs jambes semblaient immobiles, mues par un mécanisme invisible qui ne s’arrêtait plus. Ils volaient littéralement, sans presque toucher le sol. On ne voyait plus qu’eux, voltigeant indéfiniment. C’était un couple superbe. La valse les emportait dans un univers qui leur appartenait. Le canotier de l’homme roula sur le sol. Tout le monde les regardait. Lorsque l’orchestre s’arrêta de jouer, j’applaudis spontanément.

     Ils revinrent s’asseoir à notre table. Les pommettes colorées de Rose avaient viré au rouge bonbon.

     - Vous avez été magnifiques, dis-je, excité par ce spectacle somptueux ! Lorsqu’elle atteint un tel niveau, la danse est un art. Je vous envie. Vous voguiez sur une planète où vous étiez seuls.

     L’homme, inconsciemment, tenait encore la main de Rose dans la sienne. Leur osmose avait été si grande qu’ils ne s’étaient pas séparés. Ils refirent surface progressivement, déçus de ne pouvoir rester dans ces nuages qui leur appartenaient. Il lâcha la main de la jeune femme et se leva pour appeler le serveur. Il commanda la fameuse friture de goujons de la maison avec un vin de chablis sec. Il m’apostropha :

     - Vous n’avez pas été tenté par la valse, monsieur ? Dommage pour vous… Votre amie est une merveilleuse partenaire. Elle est d’une telle légèreté… Ce ne sont pas des pieds qui la portent, mais des ailes…

     Le serveur déboucha la bouteille. Le vin avait une belle couleur dorée. La friture, croustillante juste comme il faut, accompagnée de tranches de pain bis recouvertes du beurre de la région, était un régal. Le sourire béat de Rose indiquait qu’elle planait encore dans une atmosphère irréelle. Je lui servis un verre de vin blanc dont elle but une gorgée.

     -         Je m’appelle Rose, lança-t-elle au garçon qui la regardait avec tendresse…

                                                                                                                                        Alain

 

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En 1883, Renoir peindra trois panneaux de même format sur le thème de la danse qui comptent parmi ses plus belles œuvres. Suzanne Valadon, modèle et peintre, mère de Maurice Utrillo, posera pour les deux premiers : "La danse à Bougival" et "La danse à la campagne". Madame Renoir posera pour le troisième : "La danse à la ville".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-         Renoir : La danse à Bougival, 1883, huile sur toile 98 x 182 cm,  Boston, Museum of Fine Arts

-         Renoir : La danse à la campagne, 1883, huile sur toile 90 x 180 cm, Paris, Musée d’Orsay

-    Renoir : La danse à la ville, 1883, huile sur toile 90 x 180 cm, Paris, Musée d’Orsay

Photos : http://www.artrecordiff.com/impression/renoir/index.html

01 mai 2007

L'exposition des impressionnistes (15 avril - 15 mai 1874)

 

Je suis impressionné...

 

 

10 mai 1874.        (Berthe Morisot - peintre)

 

      Très chère Edma

      Je te donne enfin quelques nouvelles. Je n’en ai guère eu le temps jusqu’ici. Notre exposition des artistes indépendants se termine dans cinq jours. Déjà trois semaines… La foule n’était pas au rendez-vous. Enfin… une moyenne de cent visiteurs chaque jour qui venaient plus par curiosité que par goût réel pour notre peinture.

      Je ne regrette pas d’avoir renoncé définitivement à me présenter au Salon officiel. L’académisme y règne toujours en maître. Les peintres avant-gardistes y sont ridiculisés chaque année. Avec ce jury de vieux tromblons !

      Malgré mon insistance, notre ami Edouard Manet n’a pas souhaité se joindre à notre groupe. « La Société Anonyme des Artistes Peintres, Sculpteurs et Graveurs… Berthe, ne fréquente pas ces marginaux, m’a-t-il dit d’un ton courroucé ! » Le lâche… Evidemment, il vient d’obtenir des médailles aux derniers Salons et ne veut pas se mettre mal avec un jury qui daigne enfin le considérer ! S’il continue à renier les peintres avant-gardistes, qui sont pourtant ses amis et dont il apprécie la peinture, je cesserai de poser pour lui ! L’amitié cela se mérite…

      Puvis de Chavannes aussi m’a déconseillé de participer à cette exposition. « Le public se fera une joie de ne pas venir, m’a-t-il lancé ! Cette « exhibition », comme il la nomme, sera un fiasco ! »

      Nous étions une trentaine à accrocher environ 200 toiles sur les murs rouges de l’atelier du photographe Nadar, boulevard des Capucines à Paris. C’est un artiste original ce Nadar. Il peint à ses heures et les causes perdues le touchent. Avec nous, il a réussi ! « Il est bon comme le bon pain » m’a chuchoté Monet le jour du vernissage en parlant de notre mécène. Il nous a offert généreusement ses locaux tout en sachant que le nombre d’entrées serait insuffisant pour couvrir les frais. Que le dieu des peintres lui réserve une place dans son paradis !

     3237d584f5c5877887cf1f596cd388ff.jpg Ma petite sœur, pourquoi t’es-tu arrêtée de peindre ? Degas aurait tant aimé que tu fasses partie de la bande. Il appréciait ta peinture… Enfin, puisque tu préfères t’occuper de ton mari et de tes filles… J’aurais aimé qu’une autre femme se joigne à moi. Je suis un peu perdue au milieu de tous ces hommes. Il y a beaucoup de respect dans leur regard. Ils ne me considèrent pas comme une muse anonyme mais comme une peintre de qualité qu’ils reconnaissent comme une des leurs.

      L’ambiance a été chaude pour accrocher ses toiles aux meilleures places. Etant la seule femme, mes amis, très galants, m’ont laissé un bon emplacement, bien éclairé. Tu en connais les principaux : Monet, Pissarro, Sisley, Degas, Renoir, Cézanne, Guillaumin… Ils sont l’avenir de la peinture.

      J’ai apporté trois aquarelles, deux pastels et quatre huiles : La lecture, Le port de Cherbourg, Cache-cache et, mon préféré, Le berceau. Cette dernière toile, où je te représente au chevet du berceau de Blanche qui venait de naître, a beaucoup plu. Monet ne cessait de venir la voir.

      Pour une première exposition de la nouvelle Association, Renoir avait insisté pour que les toiles soient de moyen ou petit format et disposées à hauteur des yeux. Te souviens-tu des Salons officiels où les tableaux, serrés les uns contre les autres, couvraient les murs jusqu’au plafond ? Chez Nadar, chaque œuvre, isolée, dégage sa propre lumière. Pas de scènes d’histoires ou mythologiques. Rien que des paysages, des portraits ou des scènes intimistes. Des couleurs joyeuses, des touches légères, des tons francs, comme nous aimons toi et moi.

      Renoir a eu un vrai succès avec sa Loge. Il faut que tu voies cette toile : une jeune femme à la robe floconneuse, au visage très pâle assiste à une représentation théâtrale. Les couleurs bleu clair et noires sont un hommage à Manet. Quel peintre ce Renoir !1f35d6b2e749d431d9f76d5a872786d6.jpg

      Edma, je me sens chez moi au milieu de ces artistes. Nous parlons le même langage !

      Mère doute toujours de moi. Récemment, elle m’a dit gentiment mais fermement qu’elle ne croyait pas en mon talent et que j’étais incapable de ne rien faire de sérieux. « Tu ne vendras jamais rien, ma fille ! » Evidemment, une femme qui peint… et dans un style non conventionnel… Je n’aurai jamais la touche léchée de Rosa Bonheur qui vend tout ce qu’elle veut avec ses représentations d’animaux où le moindre poil est apparent.

      Pauvre mère… Elle s’inquiète de me voir fréquenter cette « bande de peintres bohèmes » et en a parlé à Joseph Guichard notre ancien professeur de peinture. Sans prévenir, il est venu le soir du vernissage et s’est promené dans les salles. Je l’ai vu faire des mouvements de tête et des moues offusquées devant la plupart des toiles et repartir très rapidement sans me dire un mot. Quelques jours après, maman m’a rapporté les termes de la lettre qu’il lui écrivit le lendemain : « A mon entrée, un serrement de cœur m’a pris en voyant les œuvres de votre fille exposées dans ce milieu délétère. J’ai pensé, ce sont des fous. » Il s’indigna ensuite que mon Berceau, si délicat, jouxte « à le toucher !» une peinture douteuse et ludique de Cézanne qu’il a appelé Le Rêve du célibataire. Il termina son courrier par ces mots : « Votre fille doit rompre avec cette nouvelle école dite de l’avenir. »

      Des fous… Edma, on nous prend pour des fous ! Heureusement, un journaliste, ami des Manet, a eu des mots aimables pour moi dans son journal : « Elle a de l’esprit medium_molympia-MH.jpgjusqu’au bout des ongles, surtout jusqu’au bout des ongles. »

      Ma chère sœur, je te réserve le meilleur pour la fin.

      Une dizaine de jours après le vernissage, le fameux critique du Charivari, Louis Leroy, s’est moqué dans un article d’un petit tableau de Claude Monet représentant un lever de soleil sur la mer que le peintre avait croqué de sa fenêtre d’hôtel devant le port du Havre. Une charmante toile avec un gros soleil rouge s’infiltrant au milieu des brumes et se reflétant dans l’eau. Monet ne sachant quel titre donner à « cette chose » pour le catalogue de l’exposition l’appela Impression, soleil levant.

      Ce joyeux critique, se croyant sans doute très drôle, eut ces mots ironiques : « Je me disais aussi puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l’impression là-dedans… » Il titra d’ailleurs sa chronique « L’exposition des impressionnistes ». Nous étions catalogués… Impressionnistes…

 

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      J’ai vu Monet hier matin contemplant son tableau. Il m’a reparlé de cet article. Il ne semblait pas mécontent de cette moquerie. « Ne vous inquiétez pas Berthe, m’a-t-il dit, ce journaliste voulant faire un bon mot, sans le savoir a peut-être trouvé le terme qui nous caractérise le plus. Il n’a pas tort… Nous peignons sur le motif la lumière changeante. Nous utilisons des couleurs pures et une touche divisée pour capter les vibrations lumineuses, les émotions troubles. Nous peignons l’instant, la fugacité des choses. Leroy nous a parfaitement compris, Berthe, nous couchons sur la toile nos impressions visuelles !…

      Cet après-midi, Monet est passé à la galerie pour rencontrer un éventuel acheteur. Il m’a confié : « La nuit porte conseil. Je voudrais en parler avec les peintres du groupe… Pourquoi ne  garderions-nous pas ce terme « d’impressionnistes » pour désigner notre bande de fous ? »

      Je te quitte Edma. Je dois retourner chez Nadar. Je n’ai rien vendu mais je suis tellement heureuse d’avoir participé à cette première exposition de notre nouvelle association. J’espère bien recommencer l’année prochaine avec tous ces peintres de talents qui sont mes amis. Peut-être que, dans un an, tu accepteras de reprendre tes pinceaux ? Tu ne peux laisser ta sœur dans toutes ces mains masculines…

      Comment vont Paule et Blanche qui me manquent ? Donne-leur plein de gros baisers de leur tante qui les aime. Je pense à vous.

Ton attentionnée Berthe.

                                                                                                                    Alain

 

Le groupe d'artistes avant-gardistes finit par se séparer en 1886. Seul Pissarro aura été présent aux 8 expositions qui eurent lieu de 1874 à 1886.

L'aventure pouvait continuer...

Photos: http://www.artchive.com/

·        Berthe Morisot : Le berceau, 1872, huile sur toile 56 x 46 cm - Paris, Musée d’Orsay

·        Auguste Renoir : La loge, 1874, huile sur toile 80 x 63,5 cm – Londres, Courtauld Institute Galleries

·        Paul Cézanne : Le rêve du célibataire ou Une moderne Olympia, 1873- 1874, 46 x 55 cm – Paris, Musée d’Orsay

·        Claude Monet : Impression, soleil levant, 1872, 48 x 63 cm – Paris, Musée Marmottan